Irma, Macron et dissensions internes : ce qu'il faut retenir du discours de rentrée de Marine Le Pen

Affaiblie et guère audible depuis son échec au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a fait sa rentrée lors d'un discours prononcé à Brachay (Haute-Marne).

Marine Le Pen, le 9 septembre 2017 à Brachay (Haute-Marne). 
Marine Le Pen, le 9 septembre 2017 à Brachay (Haute-Marne).  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
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Après sa désillusion du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen faisait sa grande rentrée lors d'un discours prononcé à Brachay (Haute-Marne), samedi 9 septembre. Divisions internes, opposition à Emmanuel Macron, réaction après le passage d'Irma aux Antilles... Franceinfo vous résume ce qu'il fallait retenir de l'intervention de la rentrée de la présidente du Front national.

Irma : "Rien n'a été prévu" 

En préambule à son discours, Marine Le Pen a exprimé "la solidarité la plus sincère et la plus totale à nos compatriotes antillais confrontés à la mort, à la dévastation et maintenant aux pillages et au chaos". Mais elle a aussi rapidement pointé du doigt le manque d'anticipation, selon elle, des services de l'Etat.

"Soyons, face aux drames que vivent nos compatriotes des Antilles, encore la voix de la vérité : rien n'a été prévu, rien n'a été anticipé. Les moyens de secours et de maintien de l'ordre sont tout à fait insuffisants, l'effondrement de nos moyens militaires, le nombre dérisoire de bâtiments de la marine ne permet pas la réponse que devrait être celle d'une grande et puissante nation comme la France", a jugé Marine Le Pen.

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Dissensions en interne : "Les petites carrières personnelles ne comptent pas"

Face aux divisions qui agitent le FN depuis le second tour de la présidentielle, Marine Le Pen a très vite mis en garde ses lieutenants contre le poison de la division : "Dans les grands combats, les petites carrières personnelles ne comptent pas. (...) La première victoire est sur nous-mêmes."

Refondation du parti : un nouveau nom en mars

Faute d'élections à venir dans l'immédiat, hormis les sénatoriales dans deux semaines, le chantier majeur du parti est interne, celui de la "refondation" lancé au soir du second tour perdu. La présidente du FN a annoncé que celui-ci allait changer de nom à l'issue d'un congrès en mars 2018 à Lille, dont le vote sera "souverain".

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Macron : "Le FN est l'exacte antithèse du macronisme"

La présidente du FN s'en est prise violemment à Emmanuel Macron et sa "France nomade", en référence à La République en marche (LREM). Selon elle, le FN est "l'exacte antithèse du macronisme" et "le seul en mesure d'incarner la grande alternance" dans une France à la situation selon elle catastrophique, notamment du fait de l'immigration.

Elle a aussi directement reproché à Emmanuel Macron, "perché sur les gravats grecs de la politique d'austérité" vendredi lors d'un discours à Athènes, de "traiter de fainéants ceux qui refusent de se plier à sa politique de précarité à perpétuité".

Les Insoumis : "Un groupe d'agités"

"Il n'y a rien à attendre de LR ou ce qu'il en reste", a d'abord balayé Marine Le Pen, avant de s'attaquer au parti de Jean-Luc Mélenchon. "L'extrême gauche [est] dominée par les islamo-trotskistes de la France insoumise (...) je dis aux travailleurs français, n'ayez aucune confiance en ces gens-là : pour eux, l'homme à défendre n'est plus le prolétaire mais le migrant."

"Les Insoumis ne sont pas une opposition, c'est un groupe d'agités qui ne s'oppose pas mais se donne en spectacle, qui ne combat pas la mondialisation mais l'accompagne", a-t-elle poursuivi.