Emplois fictifs : soupçons sur Marine Le Pen

Marine Le Pen dément avoir reconnu aux enquêteurs de l'Olaf tout emploi fictif sur un poste d'attaché parlementaire. Un rapport de l'organisation antifraude de l'Union européenne accuse pourtant la présidente du Front national à propos d'un faux contrat de travail accordé à son chauffeur.

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Marine Le Pen a-t-elle fourni un faux contrat de travail pour faire rémunérer son garde du corps ici à gauche par le Parlement européen. C'est ce que soupçonne l'Olaf, le service antifraude de l'Europe. Dans son rapport de 28 pages, dévoilé par Mediapart et Marianne, c'est écrit noir sur blanc : "L'Olaf considère que madame Le Pen a fourni un contrat de travail apparemment faux."

Marine Le Pen dément formellement avoir parlé aux enquêteurs

Une accusation que la présidente du Front national conteste ce vendredi matin. "Je n'ai jamais reconnu quoi que ce soit devant des enquêteurs, que je n'ai jamais vus d'ailleurs je vous signale" s'est défendue la présidente du Front national sur France Bleue Besançon, ajoutant qu'"Il y a eu une régularisation comptable entre le Parlement européen et le tiers payant dans cette affaire. C'est un peu technique". Problème : le Parlement européen n'aurait trouvé aucune trace d'un tel accord de régularisation. Selon Mediapart, il s'agit bien d'une affaire d'emplois fictifs.

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Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen. 
Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen.  (FREDERICK FLORIN / AFP)