Emplois fictifs : l'affaire Marine Le Pen

Dans un rapport confidentiel de l'organisme antifraude de l'Union européenne, rendu public par Mediapart et Marianne, la présidente du Front national aurait avoué avoir établi un faux contrat de travail pour son garde du corps. Un mensonge éhonté selon elle, qui affirme n'avoir jamais vu d'enquêteur.

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C'est un rapport accablant pour Marine Le Pen, dévoilé hier par Marianne et le site Mediapart. On y apprend que devant les enquêteurs de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf), Marine Le Pen a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire. En réponse, le Front national évoque une régularisation comptable avec le Parlement européen.

Marine Le Pen nie avoir avoué

Ce vendredi matin, Marine Le Pen nie avoir avoué quoi que ce soit aux enquêteurs. Depuis plusieurs mois, elle clame son innocence. Autre cas qui intéresse les enquêteurs, celui de Catherine Griset. Employée comme assistante au Parlement européen, elle était en fait assistante au siège du Front national. Au total, le préjudice s'élèverait à près de 340 000 euros. Une somme que Marine Le Pen a toujours refusé de rembourser. Le rapport de l'Olaf a été transmis à la justice française en juillet dernier et une information judiciaire a été ouverte en décembre.

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Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen. 
Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen.  (FREDERICK FLORIN / AFP)