Manuel Valls : "Il y a des positions irréconciliables à gauche et il faut l'assumer"

Le Premier ministre a tenu des propos devant environ 200 sympathisants socialistes dans sa circonscription d'élection à Corbeil-Essonnes. 

Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une réunion publique à Corbeil-Essonnes (Essonne), le 15 février 2016. 
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une réunion publique à Corbeil-Essonnes (Essonne), le 15 février 2016.  (MIGUEL MEDINA / AFP)
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Manuel Valls assume. "A gauche, il faut qu'on se dépasse. Le problème n'est pas d'organiser une primaire qui irait de Mélenchon à Macron. Parfois, il y a des positions irréconciliables à gauche et il faut l'assumer", a déclaré le Premier ministre lundi 15 février, lors d'une réunion publique avec environ 200 sympathisants socialistes dans sa circonscription d'élection à Corbeil-Essonnes.

"Moi, je ne peux pas gouverner avec ceux qui considèrent que François Hollande, c'est pire que Nicolas Sarkozy, ou que Manuel Valls, c'est pire que Jean-Marie Le Pen", a-t-il lancé. "Je ne peux pas gouverner avec ceux qui vont à des meetings avec (l'islamologue suisse) Tariq Ramadan, c'est à dire aux antipodes de ce que nous sommes", a-t-il ajouté, visant sans la nommer Clémentine Autain, l'une des porte-voix du Front de gauche.

"Donc ce débat nous devons aussi l'assumer à gauche. Tout ne se confond pas", a souligné le Premier ministre. Enfin, Manuel Valls a de nouveau affirmé que l'exécutif réformerait jusqu'au bout du quinquennat, rejetant les "totems" de l'immobilisme et défendant une "flexisécurité à la française"