Fillon dit avoir favorisé l'arrivée d'Internet en France, Valls se moque

Le candidat des Républicains à l'élection présidentielle s'en est vanté, vendredi, à Las Vegas, lors du salon de l'électronique.

François Fillon à son QG de campagne, à Paris, le 27 novembre 2016.
François Fillon à son QG de campagne, à Paris, le 27 novembre 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)
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François Fillon s'est rendu, vendredi 6 janvier, au salon de l'électronique de Las Vegas (Etats-Unis). Objectif : soigner l'image d'un candidat moderne, féru de nouvelles technologies, et s'attaquer aux terres habituelles d'Emmanuel Macron, qui a été acclamé au salon des technologies, l'année dernière.

Le candidat des Républicains à la présidentielle a affirmé que son intérêt pour ce secteur n'était pas une nouveauté, rappelant qu'il était venu pour la première fois en 1999. "Je ne suis pas au CES pour sacrifier à une mode. Il y a les nouveaux convertis mais, moi, je suis un pratiquant de longue date", a-t-il déclaré.

Interrogé par un journaliste de l'émission "Quotidien", sur RMC, l'ancien Premier ministre est allé un peu plus loin. Comparé à Emmanuel Macron, François Fillon s'est agacé : "Qu'est-ce qu'a fait M. Macron en matière de technologie ? Il a fait des choses ? Qu'est-ce que j'ai fait moi ? J'ai ouvert les télécommunications à la concurrence. Vous pensez qu'il y aurait de l'internet en France si on avait toujours France Télécom avec des fonctionnaires ? Et qui s'opposait à cette réforme ? La gauche."

Une sortie raillée par Christophe Castaner, un proche d’Emmanuel Macron.

Même Manuel Valls s'est moqué du député de Paris.

Si François Fillon exagère quelque peu son rôle, "il n’empêche que le député LR de Paris a été l’un des premiers hommes politiques à se saisir des outils technologiques et d’internet", rappelle Le Lab. En 1997, alors qu'il était ministre délégué en charge des Télécommunications, il avait ainsi raconté à Libération comment il avait initié Alain Juppé à l’ordinateur.

Plus tard, l'ancien locataire de Matignon a défendu en France la libéralisation des télécoms, permettant l'émergence de plusieurs fournisseurs d'accès privés, conformément aux directives européennes de l'époque.