Logement social : controverse autour du plan "anti-ghetto" de Pécresse

Mise en place compliquée du plan "anti-ghetto" de la nouvelle région Ile-de-France. Une promesse de Valérie Pécresse votée cette semaine. Objectif, ne plus financer de logements sociaux dans les communes ayant déjà plus de 30% de HLM.

Voir la vidéo
FRANCE 2

Mis à jour le , publié le

Mise en place compliquée du plan "anti-ghetto" de la nouvelle région Ile-de-France. Gennevilliers, une ville de proche banlieue parisienne. 43 000 habitants et une proportion très dense de logements sociaux. 62% des immeubles sont des HLM. Pour le maire il faut en construire plus. Il prévoit de conctruire 300 logements supplémentaires en plein centre-ville. Problème : la nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ne veut plus subventionner les nouveaux HLM. Un dispositif baptisé plan "anti-guetto". "C’est une menace et une insulte aux habitants de HLM parce qu'on parle de ghetto", précise Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers.

600 000 foyers en attente d'un logement social

Pour la présidente de l'Ile-de-France, c'est une question de mixité. "Nous avons le devoir de casser ces ghettos urbains en continuant de financer du logement social mais dans d'autres parties du territoire", assure Geoffroy Didider, Vice-Président du Conseil régional d'Ile-de-France. Encore faut-il trouver des maires pour se lancer dans de tels chantiers. C’est le cas à Taverny dans le Val d'Oise. La maire a décidé d'élargir le parc HLM aux plus modestes. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Une quarantaine de villes ont déjà payé des amendes pour ne pas avoir construit assez de HLM. En Ile-de-France, plus de 600 000 foyers attendent toujours un logement social.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des logements sociaux en construction porte d'Auteuil, à Paris, le 9 octobre 2015.
Des logements sociaux en construction porte d'Auteuil, à Paris, le 9 octobre 2015. (MAXPPP)