Primaire de la droite : à 500 000 votants, "M. Bismuth a toutes ses chances", lance Alain Juppé

Le maire de Bordeaux, candidat au scrutin qui désignera le représentant de la droite et du centre à la présidentielle de 2017, a lancé cette petite pique visant Nicolas Sarkozy, mardi, devant des étudiants de la fac d'Assas.

Le maire de Bordeaux (Gironde), Alain Juppé, a répondu à des étudiants de l'Université d'Assas, le 23 février 2016, à Paris.
Le maire de Bordeaux (Gironde), Alain Juppé, a répondu à des étudiants de l'Université d'Assas, le 23 février 2016, à Paris. (DOMINIQUE FAGET / AFP)
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Après les étudiants de Sciences Po, HEC ou l'Essec, Alain Juppé a rencontré, mardi 23 février, ceux de la fac de droit d'Assas. En campagne pour la primaire de la droite et du centre, "le maire de Bordeaux s'est prêté à toutes les séquences légères et décalées auxquelles il a été soumis mardi soir", rapporte Le Figaro.

Alain Juppé a ainsi été interrompu au cours de sa conférence pour répondre à une question posée au téléphone par un certain Paul Bismuth, explique le journaliste sur son compte Twitter. 

A 500 000 votants, "M. Bismuth a toutes ses chances"

Dans cette séquence, mise en scène par les étudiants d'Assas, on entend ainsi dans les hauts-parleurs de la salle une voix imitant Nicolas Sarkozy, qui disposait d'un téléphone sous ce nom d'emprunt pour joindre son avocat sans être repéré, alors qu'il était sur écoutes. "En quoi ça serait lui [Alain Juppé], le meilleur candidat de la droite, hein ?", lance ainsi ce M. Bismuth.

Mais l'ancien Premier ministre ne s'est pas démonté. "Eh bien, pour répondre à cette question, je fais confiance aux électeurs de la primaire. Et pas exclusivement à M. Bismuth", a-t-il réagi.

Toujours selon Le Figaro, Alain Juppé a continué à filer la métaphore, en souhaitant qu'il y ait trois millions de votants à la primaire de la droite et du centre. "Si c'est 500 000, M. Bismuth a toutes ses chances. Si c'est 3 millions, j'ai toutes mes chances".