VIDEO. "On ne peut pas garder 29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia", dit Nicolas Sarkozy

Le candidat à la primaire à droite a prôné l'"assimilation", citant une étude de l'institut Montaigne selon laquelle "un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité".

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Nicolas Sarkozy a réaffirmé, lundi 26 septembre, sur Europe 1, son objectif d'"assimilation" de l'immigration. Le candidat à la primaire à droite a jugé qu'on ne pouvait pas "garder" en France "29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia". L'ancien président s'est appuyé sur une récente étude de l'institut Montaigne intitulée "Un islam français est possible".

"La dernière étude d'une fondation privée, l'Institut Montaigne, est extrêmement préoccupante, s'est-il inquiété. Un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité." "Il n'y a aucune hystérie là-dedans", a déclaré l'ancien président de la République.

Trois groupes de musulmans

Cette enquête sur les musulmans de France distingue trois grands groupes, en fonction des pratiques des personnes sondées. Le premier groupe, largement majoritaire avec 46%, compte des musulmans "soit totalement sécularisés, soit en train d'achever leur intégration" sans renier leur religion. Un deuxième groupe, représentant 25%, est plus pieux et plus identitaire tout en rejetant le voile intégral.

Le dernier groupe, que l'Ifop évalue à 28%, réunit des croyants qui ont "adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République", s'affirmant "en marge de la société". Les jeunes, les moins insérés dans l'emploi et les convertis sont les plus disposés à adhérer à ce modèle, jusqu'à 50%.

Le candidat à la primaire de droite Nicolas Sarkozy s\'exprime lors d\'un meeting de campagne à Perpignan, le 24 septembre 2016.
Le candidat à la primaire de droite Nicolas Sarkozy s'exprime lors d'un meeting de campagne à Perpignan, le 24 septembre 2016. (RAYMOND ROIG / AFP)