Sur Facebook, Sarkozy évoque Trump, Messi et les parlementaires "trop" nombreux

Le président des Républicains a organisé une séance de questions-réponses mercredi soir sur le réseau social, pendant une heure.

Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2016 à Morestel (Isère).
Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2016 à Morestel (Isère). (ALLILI / SIPA)

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Comme il l'avait déjà fait sur Twitter en 2015, Nicolas Sarkozy s'est adonné à un échange direct avec les Français, mercredi 16 mars sur Facebook. Le président des Républicains, candidat à la primaire de la droite et du centre, a ainsi invité les utilisateurs du réseau social à lui poser des questions. L'ancien chef de l'Etat y a répondu sans détour, y compris quand le sujet ne concernait pas la politique française.

Il a "un sentiment mitigé" sur Donald Trump

Il a ainsi affirmé qu'il avait "un sentiment très mitigé s'agissant de Donald Trump", alors qu'il était interrogé sur le sulfureux candidat à l'investiture républicaine aux Etats-Unis. "D'un côté, on est effrayés par ce qu'il dit et on finit par espérer qu'il ne pense pas tout ce qu'il dit. D'un autre côté, il traduit le rejet d'une pensée unique qui stérilise le débat aux Etats-Unis comme en France", a estimé Nicolas Sarkozy. Selon lui, "à force d'empêcher le débat, on finit par pousser à l'expression du populisme et de la démagogie. Voilà pourquoi il ne faut pas craindre le débat."

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Il veut diminuer de 30% le nombre de parlementaires

La plupart des candidats à la primaire de la droite sont favorables à cette mesure, hormis Jean-François Copé qui y est hostile. Nicolas Sarkozy exige sans ambages une réduction drastique du nombre de parlementaires. "Si on additionne députés, sénateurs, parlementaires européens, nous avons près de 1 000 parlementaires en France. C'est trop", a affirmé l'ex-chef de l'Etat.

"Je souhaite donc que soit réduit de 30% le nombre de parlementaires et que soit donnée la possibilité à chacun d'avoir deux mandats et pas un de plus. Quant aux ministres, s'il y a moins de parlementaires, il y en aura moins", promet-il.

Il croit toujours aux "racines chrétiennes de la France"

L'expression n'est pas nouvelle puisque Nicolas Sarkozy la martèle depuis 2007. Mais il l'utilise ici pour répondre à une question étrange d'un internaute, qui propose d'imposer le retour aux prénoms issus du "calendrier chrétien". Nicolas Sarkozy lui répond en pointant du doigt le trop grand nombre de normes en France : "Je trouve qu'on empoisonne bien assez la vie des Français par la multiplication des règles et des normes. Si en plus on doit demander l'autorisation pour choisir le prénom de nos enfants, je ne suis pas persuadé que ça améliorera la situation."

Mais, dans la foulée, il raccroche cette question à sa vision de l'identité française : "Comme vous le savez, je crois aux racines chrétiennes de la France et je crois par dessus tout que quand on ne respecte pas son identité, on n'a plus rien à partager avec les autres."

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Il veut voir Lionel Messi signer au PSG

L'attachement de Nicolas Sarkozy au Paris Saint-Germain est bien connu. Le soir du second tour des régionales, le président des Républicains avait d'ailleurs préféré passer la soirée au Parc des Princes. Du coup, un internaute lui pose une question qui fait vibrer tous les fans du PSG : qui remplacera Zlatan Ibrahimovic, annoncé partant cet été ? L'ex-chef de l'Etat penche pour la superstar du Barça, l'Argentin Lionel Messi, et, à défaut, pour le Brésilien Neymar puis le Portugais Ronaldo.

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