Primaire de la droite : les raisons du violent désaveu de Nicolas Sarkozy

Arrivé troisième du premier tour de la droite et du centre avec un peu plus de 20%, Nicolas Sarkozy subit un désaveu cinglant. L'ancien chef de l'État est éliminé du paysage politique par sa propre famille.

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FRANCE 3

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Ce fut l'échec de trop pour Nicolas Sarkozy hier soir, dimanche 20 novembre. Humilié par les résultats de la primaire de la droite, le patron des Républicains a décidé de prendre ses distances avec la vie politique. "Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques", a-t-il déclaré. L'ancien chef de l'État croyait pourtant en ses chances de reconquête de l'Élysée cinq ans après son départ. Il annonce sa candidature dans un livre en septembre dernier et promet à ses adversaires de les souffler comme un blast.

La case primaire met un terme à ses ambitions politiques

Il place sa campagne sur le terrain de l'identité en opposant assimilation et intégration. Ses excès de langage déclenchent des polémiques qu'il affectionne. La dernière avant le vote fut lors d'un meeting dans son fief de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), il propose alors dans les cantines scolaires une "double ration de frites" pour les élèves qui ne mangent pas de porc. Des propositions-chocs qui ont pu perturber une partie de son électorat. La case primaire aura mis un terme aux ambitions politiques de Nicolas Sarkozy. Difficile d'imaginer un retour pour lui sur le devant de la scène en 2022.

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Nicolas Sarkozy, lors de son discours de défaite au 1er tour de la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre 2016.
Nicolas Sarkozy, lors de son discours de défaite au 1er tour de la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre 2016. (IAN LANGSDON / POOL / EPA POOL)