Copé défie Sarkozy, Raffarin se rallie à Juppé... Les Républicains s'activent pour la primaire

A neuf mois du scrutin, Nicolas Sarkozy a présenté, dimanche, son texte d'orientation alors, que dans le même temps, l'ancien patron de l'UMP s'est déclaré candidat sur France 2.

Jean-François Copé, le 13 février 2016, lors de son discours au conseil national des Républicains à Paris. 
Jean-François Copé, le 13 février 2016, lors de son discours au conseil national des Républicains à Paris.  (CITIZENSIDE/SERGE TENANI / CITIZENSIDE.COM/ AFP)

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Une déclaration de candidature, un ralliement, un conseil national... A neuf mois de la primaire de la droite et du centre, le dimanche 14 février a été riche en rebondissements chez Les Républicains. Si vous avez manqué un épisode, francetv info revient sur les temps forts qui ont rythmé le parti dirigé par Nicolas Sarkozy. 

Copé défie Sarkozy par JT interposés

Et de sept ! Jean-François Copé est le dernier ténor en date à annoncer sa candidature à la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2017. "Je crois que je suis prêt", a-t-il indiqué sur le plateau du "20 heures" de France 2, dimanche 14 février, soulignant "la décision des juges", le lundi précédent, de ne le placer que sous le statut de témoin assisté dans l'affaire Bygmalion. "Jamais je n'aurais imaginé être candidat si j'avais été mis en examen", a-t-il ajouté, martelant son "innocence" dans cette "triste affaire".

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France 2

Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy était lui aussi invité du "20 heures"... mais de TF1. Coïncidence ? Oui, si on en croit les proches du député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). Mais difficile de ne pas y voir une occasion pour l'ancien patron de l'UMP de bousculer son successeur sur fond d'affaire Bygmalion. Une revanche contre certains dans son camp ? "Certainement pas." Contre Nicolas Sarkozy ? "En aucun cas. Mes adversaires, ce sont le Parti socialiste, le Front national", s'est-il défendu sur France 2.

En chef de parti, Sarkozy présente son texte d'orientation

Alors que les candidats se multiplient chez Les Républicains, l'ancien chef d'Etat a présenté, dimanche 14 février, devant le conseil national du parti son texte d'orientation. Se refusant à dire "maintenant" s'il sera lui-même en lice en novembre, au motif qu'il était "président de la famille", le président de LR a déclaré sur TF1 que "rassembler, c'est difficile, et pourtant c'est indispensable" pour permettre "l'alternance".

Et la route est encore longue pour Nicolas Sarkozy, puisqu'il a tracé les grandes lignes de son projet devant près de la moitié des quelque 2 000 conseillers nationaux LR, réunis porte de Versailles à Paris, mais en l'absence de ses rivaux. Et déjà, selon Guillaume Daret, journaliste pour France 2, ces derniers expliquent "que ce texte ne les engage pas. (...) François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire n'en ont plus rien à faire du parti. La seule chose qui compte pour eux c'est la primaire. Cette primaire qui bouleverse finalement toutes les habitudes à droite, toute l'histoire de la droite", ajoute le journaliste.

Jean-Pierre Raffarin choisit Alain Juppé

Un ancien Premier ministre en rejoint un autre. Jean-Pierre Raffarin a annoncé, dimanche, son soutien à Alain Juppé. Une déclaration faite dans le cadre d'une interview à  La Nouvelle République et Centre Presse. Cette prise de position était attendue, mais elle a été annoncée au moment du conseil national des Républicains. 

"Parce que c'est une personnalité forte, fiable et fidèle", justifie Jean-Pierre Raffarin. Selon lui, Alain Juppé est fort "de son expérience, de son caractère, de sa puissance personnelle", "fiable parce que c'est un homme de parole, un homme droit, un homme qui respecte ce qu'il dit", "fidèle à des valeurs républicaines et européennes, de tempérance et d'équilibre". 

L'ancien Premier ministre en profite pour tacler son ancien ministre de l'Intérieur. Jugeant qu'"il est clair que Nicolas Sarkozy est candidat à cette primaire", le sénateur de la Vienne considère que, pour gagner, "Alain Juppé a besoin d'une base électorale élargie, ce qui apparaît plutôt comme un atout pour diriger le pays, c'est mieux que de vouloir cliver excessivement".