Les Républicains : NKM remplacée au poste de numéro deux par Wauquiez

Nathalie Kosciusko-Morizet était jusqu'à présent vice-présidente déléguée du parti dirigé par Nicolas Sarkozy. 

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 5 novembre 2015 au Cirque d\'hiver, à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 5 novembre 2015 au Cirque d'hiver, à Paris. (STEPHANE ROUPPERT / CITIZENSIDE.COM / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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C'est officiel. Jusqu'ici vice-présidente déléguée des Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet quitte la direction du parti, selon un communiqué envoyé mardi 15 décembre à l'AFP. Elle paie ainsi ses critiques sur la ligne du parti pendant et après les régionales.

Opposée au ni-ni (ni PS ni Front national) prôné par Nicolas Sarkozy, NKM a jugé que les résultats du second tour des régionales pour la droite étaient "en trompe-l'œil parce que ces victoires ont été acquises, notamment, grâce, dans certaines régions, au rassemblement avec des électeurs de gauche qui ont voulu faire barrage au FN".

Laurent Wauquiez, qui était numéro 3, la remplace au poste de numéro 2. L'ex-ministre Eric Woerth devient lui secrétaire général chargé du projet et Isabelle Le Callennec, députée d'Ille-et-Vilaine, est nommée vice-présidente du parti. Le président des Républicains précise par communiqué avoir proposé de "nommer Nathalie Kosciusko-Morizet, qui l'a accepté, membre du bureau politique et de la commission nationale d'investiture".

Une mise à l'écart "stalinienne", selon NKM

NKM a dénoncé lundi, au sortir du bureau politique des Républicains tenu au lendemain des élections régionales, une "vieille idée stalinienne" consistant à "commencer le débat par la mise à l'écart de ceux qui ne sont pas d'accord".

La députée de l'Essonne avait été la seule, avec Jean-Pierre Raffarin, à dénoncer la ligne de Nicolas Sarkozy (ni PS ni FN). "Si les électeurs avaient appliqué le ni-ni, nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région Paca auraient été battus", avait-elle déclaré sur TF1 dimanche soir.

Xavier Bertrand et Christian Estrosi, nettement devancés au premier tour, ont bénéficié du désistement de la gauche pour battre au second tour respectivement Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion-Maréchal Le Pen en Paca.