Agression de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris : qui est l'homme interpellé ?

Vincent Debraize, maire de la petite commune de Champignolles, dans l'Eure, a été placé en garde à vue samedi.

Nathalie Kosciusko-Morizet a été agressée par un passant, jeudi 15 juin, à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet a été agressée par un passant, jeudi 15 juin, à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
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Un homme d'une cinquantaine d'années a été placé en garde à vue, samedi 17 juin, en début de matinée, pour "violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public". Il est soupçonné d'être l'auteur de l'agression dont a été victime Nathalie Kosciusko-Morizet, jeudi, à Paris. 

L'agresseur présumé a été confronté à NKM au commissariat du 14e de Paris, indique l'entourage de campagne de la candidate. Selon nos informations, l'homme s'est rendu de lui-même à cette convocation de la police. Sa garde à vue a été prolongée en fin de journée samedi. Franceinfo vous résume ce que l'on sait de lui. 

Il est maire d'une commune dans l'Eure

Selon les informations de franceinfo, l'homme s'appelle Vincent Debraize. Agé de 55 ans, il est maire sans étiquette de Champignolles, une petite commune de 41 habitants, dans l'Eure, située à une trentaine de kilomètres à l'ouest d'Evreux. Il a été élu une première fois en 2008, puis réélu en 2014.

Selon son adjoint Jean-Louis Hermier, interrogé par franceinfo, il ne viendrait dans le village que le week-end pour assurer une permanence. 

Il avait adressé une pétition à Bernard Cazeneuve

C'était en 2014. Cette année-là, un cambriolage avait mal tourné à Champignolles. Pour dénoncer "l'insécurité intolérable" rencontrée dans son canton, l'élu avait pris la plume et écrit une pétition à Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur. "Les cambriolages et actes de vandalisme se multiplient dans le secteur et rien n’est fait. Les gendarmes n’ont plus aucun moyen actuellement", expliquait le texte de cette pétition, publié par nos confrères du Réveil Normand. Son auteur invitait alors le ministre de l'Intérieur, "qui ne cesse de parler de sécurité à tout-va, à se rendre dans la France profonde".

Il est gérant d'une société

Selon nos confrères de France Soir, Vincent Debraize serait aussi gérant de la société Alkade, "présentée comme une agence de publicité", et "domiciliée à Paris, dans le 9e arrondissement." Le site croit savoir que l'homme était à la tête d'une précédente entreprise, liquidée en 2016.

Il a parrainé Henri Guaino pour la présidentielle

Vincent Debraize, ancien membre de l'UDI, fait partie des 33 élus qui ont parrainé la candidature d'Henri Guaino, lors de la dernière présidentielle (Henri Guaino n'avait finalement pas rassemblé suffisamment de signatures pour se présenter). 

Capture d\'écran du site du Conseil constitutionnel.
Capture d'écran du site du Conseil constitutionnel. (FRANCEINFO)

Contacté par L'Obs, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a tenu à se désolidariser. "Ce monsieur n'est ni un ami, ni un proche, ni un membre de mon équipe de campagne." Henri Guaino était candidat, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, dans la 2e circonscription de Paris. Il n'a obtenu que 4,51% des suffrages au premier tour de ces législatives, et est donc éliminé. A l'inverse, NKM, avec 18,13%, est qualifiée pour le second tour.

Henri Guaino réfute toute responsabilité "directe ou indirecte" dans l'agression de la députée de l'Essonne. Vincent Debraize ? "Je l'ai simplement croisé pendant la campagne des législatives, a-t-il ajouté. Tous ceux qui diront le contraire devront en répondre devant les tribunaux, je ne laisserai pas salir ma réputation."

"Ce n'est pas un homme violent"

Interrogé par franceinfo, Jean-Louis Hermier, adjoint au maire de Champignolles, assure que Vincent Debraize "n'est pas un homme violent". Si cette altercation avec la candidate LR s'était déroulée "avec quelqu'un de banal, ça n'aurait pas pris autant d'ampleur", estime celui qui se dit "surpris" par l'identité de l'agresseur présumé. "Au village, on n'a jamais eu de problèmes."