François Hollande le 20 juin 2012 à Rio de Janeiro (Brésil), à son arrivée à une réunion avec l'ancien président brésilien Lula.
François Hollande le 20 juin 2012 à Rio de Janeiro (Brésil), à son arrivée à une réunion avec l'ancien président brésilien Lula. (FRED DUFOUR / AFP)

"Hollande tout nu à Rio", titre Le Canard enchaîné mercredi 27 juin. En arrivant pour le sommet de Rio (Brésil), les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) se sont aperçus que leurs armes étaient restées à Paris.

• Ce qu'affirme "Le Canard enchaîné"

Lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d'une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée présentée à l'aller et au retour aux autorités. Or, en arrivant à Rio le 19 juin, les membres du GSPR ont réalisé que la mallette contenant six armes de poing était restée à l'Elysée et, comme l'écrit Le Canard enchaîné, la protection du chef de l'Etat "s'est faite à mains nues"

Après enquête, le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR, non pas à cause de cette erreur, mais parce qu'il aurait tenté de faire porter la responsabilité à un autre membre de l'équipe.

Ce que répond l'Elysée

Un officier de sécurité a bien oublié les armes "d'appoint" destinées à protéger François Hollande, mais le président a toujours eu des officiers armés à sa disposition. "L'ensemble des officiers qui accompagnaient la président de la République étaient armés et pas à mains nues, contrairement à ce qui a été prétendu", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

"C'est vrai que cela a été considéré comme une faute grave de la part de l'officier qui en était responsable, et donc la commissaire divisionnaire l'a renvoyé à son retour", a ajouté la porte-parole.