Parachutés célèbres, candidats poursuivis par la justice, figures nationales jouant leur carrière, ils étaient attendus au tournant. Victoire ou désespoir, quoi de neuf après le premier tour des législatives, dimanche 10 juin ?

• François Bayrou, qui joue sa survie en politique

Candidat dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, le centriste est l'un des deux derniers députés MoDem dans l'hémicycle. Il recueille 23,63% des voix, 11 points derrière la candidate socialiste, Nathalie Chabanne, qui recueille 34,90% des suffrages. L'UMP Eric Saubatte arrive 3e avec 21,72% des voix. La participation dans cette circonscription, à 62,8%, permet à ces trois candidats de se maintenir au second tour.   

La vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a estimé dimanche soir que la réélection de François Bayrou "était à portée de main". S'il n'est pas élu député, il ne détiendra plus que son mandat de conseiller municipal de Pau. L'UMP a indiqué dimanche soir qu'il allait proposer à ses instances le maintien de son candidat, Eric Saubatte.

(Francetv info)


Ségolène Royal, qui vise le perchoir

Duel socialiste dans la 1re circonscription de Charente-Maritime. Ségolène Royal,  32,03% des voix au premier tour, affrontera Olivier Falorni, candidat socialiste dissident, qui a réuni 28,91% des suffrages. L'UMP Sally Chadjaa, à 19,47%, des voix n'est pas en mesure de se maintenir au second tour.

Dès décembre 2011, elle le confiait à La Charente libre : Ségolène Royal vise le perchoir. Objectif : être la première femme présidente de l'Assemblée nationale.

(FTVi / France 2)

• Rama Yade, qui a eu une campagne houleuse

Rama Yade a été éliminée au premier tour dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, où le candidat PS Sébastien Pietrasanta est arrivé largement en tête avec 37,56% des suffrages.

Rayée des listes électorales de Colombes avant de s'y réinscrire, l'ex-secrétaire d'Etat a récolté seulement 13,84% des suffrages exprimés. Le député UMP sortant, Manuel Aeschlimann, condamné en 2011 à un an d’inéligibilité pour favoritisme, mais qui s’est pourvu en cassation, arrive en 3e position avec 27,63% des voix. 

 • Jack Lang, du Pas-de-Calais aux Vosges

Député de la 6e du Pas-de-Calais, l'ancien ministre de la Culture est cette fois investi par le PS dans la 2e circonscription des Vosges, son département de naissance. Il obtient 37,5%, juste devant le député UMP sortant Gérard Cherpion, qui réunit 35,35% des suffrages.  

Jack Lang vise, lui aussi, le perchoir.

• Christian Vanneste, investi puis exclu

Candidat dans la 10e circonscription du Nord, il s'est vu retirer son investiture par l'UMP après un nouveau dérapage sur l'homosexualité. Il est éliminé dès le premier tour, avec 13,18% des voix. Il affrontait un jeune élu de Tourcoing, Gérald Darmanin, un de ses anciens très proches collaborateurs. Son "fils spirituel" obtient 25,06% des suffrages derrière Zina Dahmani, la candidate socialiste, qui obtient 30,69%.

• René Dosière, dissident en tête

Auteur de nombreux rapports critiques sur les dépenses publiques, notamment au sommet de l'Etat, et député sortant de la 1re circonscription de l'Aisne, René Dosière est arrivé en tête au premier tour des législatives avec 29,11% des voix, devant la candidate UMP, Aude Bono (26,49%). Dosière, candidat socialiste dissident, relègue son adversaire investi par le PS, Fawaz Karimet, en troisième position à 21,47% des suffrages exprimés, soit 12,61% des inscrits, assez pour se maintenir au second tour.

• Jean-Pierre Kucheida, au cœur d'une enquête pour financement occulte du PS

Jean-Pierre Kucheida, député sortant de la 12e circonscription du Pas-de-Calais, a été éliminé dès le 1er tour. Le maire de Liévin, au centre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lille concernant un système de financement occulte du PS local, a été exclu du PS et se présentait en dissidence. Il obtient 21,64%, derrière le candidat Nicolas Bays (24,61%). Ce dernier affrontera au second tour Charlotte Soula, la candidate du Front national arrivée première avec 25,69% des voix.

• Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle

L'ancien candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, qui a obtenu 1,15% des voix le 6 mai, a été éliminé dans la 5e circonscription de Gironde. Il obtient 2,12% des voix.