Des soldats de la Légion étrangère sur les Champs-Elysées pour les répétitions du défilé du 14-Juillet, le 12 juillet 2013 à Paris.
Des soldats de la Légion étrangère sur les Champs-Elysées pour les répétitions du défilé du 14-Juillet, le 12 juillet 2013 à Paris. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

34 000 postes supprimés, 6 régiments fermés, 8 000 soldats en moins sur le terrain... Le régime sec de l'armée française se prépare. Le Sénat a adopté, lundi 21 octobre, en première lecture, le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019, qui suit les recommandations du Livre blanc sur la défense. Il fixe le cadre budgétaire de la défense pour les six ans qui viennent. 

Le Sénat entérine d'importantes baisses d'effectifs, avec 7 881 postes en moins dès 2014. Les crédits inscrits dans la LPM s'élèvent à 183,9 milliards d'euros sur la période, auxquels s'ajoutent 6,1 milliards de "ressources exceptionnelles".

Un contrôle renforcé des services de renseignement

Les sénateurs en ont par ailleurs profité pour renforcer le pouvoir de contrôle du Parlement sur les services de renseignement. Un amendement permet ainsi de clarifier le cadre légal de la géolocalisation et de l'interception des communications. 

Un amendement du groupe écologiste transformant le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) en une autorité administrative indépendante a également été adopté pour rendre la loi d'indemnisation de 2010 plus efficace.