Le gouvernement prépare une baisse d'impôt pour les ménages

INFORMATION FRANCE INFO | Le gouvernement prépare une mesure fiscale pour les ménages. Elle devrait être annoncée après le second tour des municipales. Le président de la République pourrait faire une intervention dans la semaine qui suivra le vote pour annoncer cette mesure... et peut-être un remaniement. La majorité doit réagir après les mauvais résultats du premier tour, qui risquent de se confirmer, voire de s'amplifier au second.

(Maxppp)
Radio France

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Après la
claque des municipales, et avant le second tour, l'exécutif veut envoyer un message à tous les électeurs
qui l'ont sanctionné. L'idée est encore au stade de l'ébauche, mais dans les
ministères, les spécialistes planchent sur une grande mesure fiscale en faveur
des ménages.

"Le message est assez clair , constate un conseiller du
Premier ministre. Les Français réclament plus de justice, ils veulent
que les efforts soient mieux répartis.
"

"Il faut une meilleure répartition de l'effort quand il est
demandé, mais aussi les fruits de ces efforts quand cela est
possible, notamment sur le plan fiscal
", a dit de son côté une source proche
du chef de l'Etat.

"Un peu de justice sociale "

Ainsi, les
candidats aux municipales racontent que sur le terrain, personne ne leur parle
du Pacte de responsabilité. Ou alors ils ne retiennent que les cadeaux faits
aux entreprises. Il faut donc faire un geste. C'est aussi une demande pressante
de bon nombre d'élus socialistes.

L'exécutif prévoyait jusqu'à présent de ne baisser les
prélèvements des ménages qu'en 2016 et peut-être même en 2017
seulement.
Les dizaines de milliards d'euros de hausse des prélèvements
décidées en 2012 et 2013 pour réduire le déficit public ont
donné lieu, selon le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, à
un "ras-le-bol fiscal ", à l'origine du retrait de l'écotaxe pour
les poids lourds.

Un
responsable de l'aile gauche du PS se réjouit déjà à l'idée d'une telle mesure
fiscale pour les ménages. "Un peu de justice sociale, ça serait bien ",
lâche-t-il.  Et il ne peut s'empêcher
d'ajouter : "Après tout on est socialistes ! " À l'Elysée, pas de
confirmation, mais les conseillers sont très nerveux à l'idée que la mesure soit
éventée.