Perquisition chez Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, dans le Loir-et-Cher

La police judiciaire de Nice enquête sur une affaire de favoritisme dans l'attribution d'un marché public à Menton, qui impliquerait la société Bygmalion et celle de Guillaume Peltier, Com1+, établie à son domicile.

Le vice-président de l'UMP Guillaume Peltier, en juin 2013, à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher).
Le vice-président de l'UMP Guillaume Peltier, en juin 2013, à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). (BERNARD BISSON/JDD/SIPA)
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Une perquisition s'est déroulée, mardi 3 juin en milieu de journée, au domicile de Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP et cofondateur du courant la Droite forte, à Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher), selon France 3 Côte d'Azur. La police judiciaire de Nice (Alpes-Maritimes) enquête sur une affaire de favoritisme et de prise illégale d'intérêts présumés, dans l'attribution d'un marché public à Menton, qui impliquerait la société Bygmalion et celle de Guillaume Peltier, Com1+, établie chez lui. 

La police soupçonne la société de Guillaume Peltier d'avoir remporté un contrat dans une collectivité locale sans se soumettre à la procédure d'appel d'offres prévue par la loi. Le contrat décroché dépassait en effet les 15 000 euros, seuil maximal au-delà duquel un appel d'offres est obligatoire.

Une attribution des marchés "opaque"

Cette perquisition, qui a duré près de 2h30, entre dans le cadre d'une enquête ouverte après la plainte de l'association anticorruption Anticor 06 en décembre 2012 pour "délit de favoritisme" contre Claude Guibal, le maire UMP de Menton (Alpes-Maritimes). Les représentants locaux de l'association, les deux socialistes Pascale Gérard et Renaud Marson, expliquent alors à Marianne, "l'opacité" autour de "l'attribution de marchés".  

Le 6 septembre 2012, Pascale Gérard et Renaud Marson découvrent que la ville de Menton s'est octroyée les services de la société Bygmalion pour effectuer des "recommandations stratégiques". Quant à Com+1, ses services ont été utilisés dans "l'évaluation, le suivi des politiques publiques municipales". L'hebdomadaire explique que les élus socialistes soupçonnent un "saucissonnage" du marché. En clair, le marché aurait été fractionné pour ne pas dépasser le seuil des 15 000 euros.