Soupçons d'escroquerie lors des campagnes du Front national : la justice lance une nouvelle enquête

Cette enquête, qui porte sur le financement des campagnes dans la période allant de 2014 à 2016, a été ouverte le 26 octobre et confiée à des juges d'instruction. 

Marine Le Pen, le 23 avril 2017, à Paris. 
Marine Le Pen, le 23 avril 2017, à Paris.  (IRINA KALASHNIKOVA / SPUTNIK)
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Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire sur des soupçons d'escroquerie dans le financement des dernières campagnes électorales du Front national, a annoncé l'AFP, mardi 22 novembre, confirmant une information de Mediapart

Cette enquête, qui porte sur la période allant de 2014 à 2016, a été ouverte le 26 octobre et a été confiée à des juges d'instruction. Le parti et deux de ses cadres ont déjà été renvoyés en procès début octobre, notamment pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l'Etat, lors des législatives de 2012.

Le micro-parti Jeanne pointé du doigt 

En mai dernier, Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, a été mis en examen. La justice soupçonne la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen, d'avoir contribué au financement illégal des campagnes du Front national, via le micro-parti Jeanne, à hauteur de plusieurs millions d'euros. Ce financement aurait pris la forme de nombreux "services" : mise à disposition gratuite de locaux ou d’employés, octroi de crédits sans intérêts, prise en charge de factures…