Perquisition au siège du FN dans l'enquête sur les assistants des eurodéputés frontistes

Dans ce dossier, les soupçons portent sur les salaires versés à 20 assistants d'élus du Front national au Parlement de Strasbourg.

De gauche à droite, les eurodéputés FN Louis Aliot, Marine Le Pen et Florian Philippot, le 19 mai 2015 au Parlement européen, à Strasbourg (Bas-Rhin). 
De gauche à droite, les eurodéputés FN Louis Aliot, Marine Le Pen et Florian Philippot, le 19 mai 2015 au Parlement européen, à Strasbourg (Bas-Rhin).  (FREDERICK FLORIN / AFP)

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Une perquisition était en cours, mercredi 17 février au matin, au siège du Front national, dans l'enquête sur les assistants des élus FN au Parlement européen, indique une source proche de l'enquête, confirmant une information d'i-Télé.

Dans ce dossier, les soupçons portent sur les salaires versés à vingt assistants d'élus frontistes au Parlement de Strasbourg, dont les noms figuraient aussi dans l'organigramme du FN au démarrage de l'enquête, en mars 2015. Ces doubles étiquettes laissent supposer aux enquêteurs qu'ils sont affectés à d'autres tâches que le seul Parlement, tout en étant rémunérés par cette instance.

L'organisme antifraude a été saisi en mars 2015

Le Parlement européen avait annoncé, en mars 2015, avoir saisi l'organisme antifraude de l'UE, l'Olaf, et transmis le dossier à la justice française. Il avait alors rappelé que les assistants parlementaires "doivent nécessairement et directement travailler à l'exercice du mandat parlementaire des députés européens". "On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti", avait alors simplement résumé le président de l'institution, l'Allemand Martin Schulz.