Législatives : Baroin appelle au "désistement" des candidats LR en cas de victoire possible du FN

Marine Le Pen a estimé que cette stratégie faisait du parti Les Républicains un "strapontin à la majorité présidentielle".

Le chef de file des Républicains pour les législatives, François Baroin, lors d\'un meeting organisé à Vertou (Loire-Atlantique), le 29 mai 2017.
Le chef de file des Républicains pour les législatives, François Baroin, lors d'un meeting organisé à Vertou (Loire-Atlantique), le 29 mai 2017. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le ni-ni, c'est fini. François Baroin, chef de file du parti Les Républicains pour les législatives, a prôné, lundi 29 mai, "le désistement" en cas de victoire possible du FN, en marge d'un meeting en Loire-Atlantique.

Cette question, elle est tranchée depuis très longtemps. Et naturellement, tout sera mis en œuvre au niveau national pour éviter ce genre de choses.

François Baroin

"Je souhaite d'ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d'En marche ! comme du Parti socialiste. Les désistements devront faire partie de l'entre-deux-tours des législatives", a-t-il ajouté, dans des déclarations relayées par Le Figaro"La position du mouvement, elle est connue depuis toujours", a encore affirmé François Baroin, interrogé sur le sujet. "Les gaullistes sont les adversaires historiques du FN et de l'extrême droite", a-t-il fait valoir.

LR est un "strapontin d'En marche !", pour Le Pen

Ces propos ont fait bondir Marine Le Pen. Dans un communiqué, la présidente du Front national a estimé que la stratégie adoptée par François Baroin apportait "une énième confirmation de ce que nous répétons depuis des semaines : LR n’est pas un parti d’opposition à M. Macron, c'est un strapontin à la majorité présidentielle."

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, qui avait vu l'élimination de François Fillon, LR avait eu de longues discussions avant de trouver un compromis excluant l'abstention face à Marine Le Pen, sans toutefois soutenir explicitement Emmanuel Macron.