Ciotti, Guaino, Dupont-Aignan... Marion Maréchal-Le Pen imagine un gouvernement après une victoire du FN

Pour gagner en 2017, la députée frontiste juge qu'il "faut indéniablement travailler" à "rallier des personnalités extérieures" au Front national. Et évoque quelques personnalités.

La députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen pose lors d'une séance du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à Marseille, le 18 décembre 2015.
La députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen pose lors d'une séance du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à Marseille, le 18 décembre 2015. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)
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L'union lui apparaît "non seulement souhaitable, mais nécessaire" pour gagner en 2017. La députée frontiste Marion Maréchal-Le Pen estime dans un entretien que le FN devra s'allier avec des personnalités issus des Républicains ou d'autres partis de droite pour remporter la victoire.

"Si on parle d'union avec Les Républicains, je suis assez sceptique, commence Marion Maréchal-Le Pen, dans un entretien accordé au magazine "patriote" France. J'ai beau m'affirmer de droite, je ne considère pas avoir grand-chose en commun avec la ligne officielle des Républicains qui est immigrationniste, européiste et atlantiste."

Si c'est pour devenir la béquille des Républicains comme les communistes furent celle du PS, ça n'a strictement aucun intérêt.

Marion Maréchal-Le Pen

au magazine en ligne France

Une "réflexion" pour "court-circuiter" la diabolisation du FN

En revanche, la députée du Vaucluse se dit ouverte à des alliances avec certains élus. "Henri Guaino, Alain Marsaud, Jacques Myard, Thierry Mariani, Eric Ciotti ou encore [Nicolas] Dupont-Aignan et Philippe de Villiers devraient se joindre à nous dans un gouvernement futur, estime-t-elle. Cela pourrait commencer à s'organiser au niveau local par des désistements respectifs." Pour autant, elle-même ne s'imagine pas ministre : "Je ne pense pas avoir les armes pour exercer cette fonction."

Pour que le Front national l'emporte en 2017, Marion Maréchal-Le Pen prône une "réflexion à la façon de court-circuiter au maximum la diabolisation". Elle juge qu'il "faut indéniablement travailler" à "rallier des personnalités extérieures" qui "ont peut-être le sentiment que le FN n'est pas suffisamment ouvert et capable d'intégrer des personnes avec des divergences".