Assistants parlementaires du FN : le vice-président du parti, Louis Aliot, a été convoqué au pôle financier

L'enquête vise à déterminer si des collaborateurs d'eurodéputés FN ont été rémunérés indûment par Bruxelles, alors qu’ils ne travaillaient en fait que pour le parti en France.

Louis Aliot, vice-président du FN, le 21 juin 2017 à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Louis Aliot, vice-président du FN, le 21 juin 2017 à l'Assemblée nationale, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)
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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

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Le vice-président du Front national Louis Aliot a été convoqué au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, mardi 26 septembre, dans l'affaire des assistants parlementaires européens du parti, mais il n'a pas été mis en examen en raison de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par son avocat, apprend franceinfo de sources concordantes.

La QPC déposée par l'avocat de Louis Aliot porte sur la régularité de la procédure. Les juges d'instruction ont par conséquent "reporté son interrogatoire de première comparution", a appris franceinfo de source proche du dossier. Les juges d'instruction ont par conséquent "reporté son interrogatoire de première comparution", a appris franceinfo de source proche du dossier.

L'eurodéputé frontiste avait lui-même annoncé sa convocation, dans un communiqué publié sur le site du FN, soulignant qu'il n'avait pas été mis en examen en raison de la QPC déposée par son avocat, qui vise, selon lui, "la violation de principes constitutionnels précis".

Marine Le Pen déjà mise en examen dans le dossier

"J’ai été convoqué ce jour par madame Thepaut, vice-présidente chargée de l’instruction dans le cadre de l’affaire politique dite des 'assistants parlementaires européens' initiée par le socialiste allemand Schultz", a indiqué Louis Aliot dans ce communiqué. "Au regard du sérieux de l’argumentation et de la question posée, les juges instructeurs ont décidé de ne pas me mettre en examen, en attendant les développements ultérieurs", a-t-il estimé.

L'enquête vise à déterminer si des collaborateurs d'eurodéputés frontistes ont été rémunérés indûment par Bruxelles, alors qu’ils ne travaillaient en fait que pour le parti en France. Le Parlement européen estime à près de cinq millions d'euros le préjudice potentiel qu'il a subi. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a déjà été mise en examen pour abus de confiance dans ce dossier.