Sondages : leur fiabilité remise en question

Personne n'avait vu venir l'énorme score de François Fillon au premier tour de la primaire de la droite. Les sondages ne sont pas des prévisions du vote, mais après le Brexit et la victoire de Donald Trump aux États-Unis, leur fiabilité suscite des questions. 

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Est-il encore possible de connaître à l'avance le vote des Français ? Avec les résultats de la primaire, les sondages sont une nouvelle fois montrés du doigt. Pendant des mois, les sondeurs placent François Fillon bien loin derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Il est seulement à 12%. À partir d'octobre, les instituts observent une accélération . Dans les dix derniers jours, les sondeurs sentent cette dynamique Fillon, mais il est encore troisième avant le dernier débat, celui qui fait basculer les votes selon les sondeurs.

Difficile de mesurer à temps la volatilité électorale

Le lendemain, François Fillon passe premier à 30%, mais toujours bien loin de sa victoire écrasante avec un peu plus de 44% des voix. Les sondeurs justifient aussi leurs erreurs par les changements de dernière minute. Dans cette primaire, 50% des électeurs se seraient décidés pour François Fillon au tout dernier moment. "Dans une même famille politique, il est très difficile de mesurer à temps les mouvements et la volatilité électorale", explique Brice Teinturier, directeur général délégué d'IPSOS. Pourtant, pour l’élection américaine et le Brexit, les sondages se sont aussi trompés alors sont-ils encore capables de prendre le pouls de la société ? La question de la fiabilité des sondages pourrait encore être au coeur des débats lors des prochains scrutins.

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François Fillon à la Maison de la Chimie, à Paris, le 22 novembre.
François Fillon à la Maison de la Chimie, à Paris, le 22 novembre. (ALFONSO JIMENEZ/SHUTTER/SIPA / REX)