Présidentielle : Fillon voulait une interview sans questions sur ses affaires, "Le Monde" a refusé

Le candidat avait posé comme "condition" de "ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen", selon le quotidien.

François Fillon, le 18 avril 2017, en meeting à Lille (Nord).
François Fillon, le 18 avril 2017, en meeting à Lille (Nord). (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Je ne dirai plus jamais un mot sur ces questions-là." François Fillon avait prévenu, mardi 11 avril, sur France 2 : le candidat de la droite à l'élection présidentielle ne répondra plus aux journalistes qui l'interrogent sur les affaires qui le poursuivent depuis le début de sa campagne. L'ancien Premier ministre en a fait la démonstration, une fois de plus. Le Monde affirme en effet, mercredi 19 avril, avoir annulé une interview prévue avec l'élu des Républicains, parce que celui-ci avait posé comme "condition" de "ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen".

"Nous avons refusé parce qu'il nous semblait indispensable d'interroger François Fillon sur la moralisation de la vie publique, sujet essentiel du débat démocratique en cours", écrit le directeur de la rédaction du Monde, Luc Bronner, dans un bref article. Et, poursuit le journaliste, "parce qu'il nous semble évident, par ailleurs, que les hommes et femmes politiques n'ont pas à décider des questions qui leur sont posées".

Il y a une semaine, La Dépêche du Midi avait pour sa part publié, à côté d'un entretien de François Fillon, des questions portant sur les affaires, auxquelles le candidat avait "refusé de répondre". Et sur BFMTV, François Fillon a également refusé une date d'interview proposée par Jean-Jacques Bourdin, qui l'a accusé de "se dérober". Une accusation que le candidat a qualifiée de mensongère, avant de se dire prêt à s'y rendre si une autre date était trouvée.