Penelope Fillon rompt le silence pour soutenir son mari : "J'ai dit à François d'aller au bout"

Quelques heures avant un rassemblement de soutien organisé au Trocadéro, à Paris, l'épouse du candidat à l'élection présidentielle a accordé une interview exclusive au "'Journal du dimanche".

Penelope et François Fillon, lors d\'un meeting à Paris, le 29 janvier 2017.
Penelope et François Fillon, lors d'un meeting à Paris, le 29 janvier 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Penelope Fillon sort de son silence. Accusée d'emplois fictifs, l'épouse de François Fillon, Penelope, défend la candidature de son mari à l'élection présidentielle, dans une interview publiée dimanche 5 mars dans Le Journal du dimanche (article payant). "Moi, je lui ai dit qu'il fallait continuer jusqu'au bout. Chaque jour, je lui ai dit ça" mais "c'est lui qui décidera", affirme-t-elle à l'occasion de cette première prise de parole publique depuis que l'affaire a éclaté, il y a 40 jours.

"Il n'y a que lui qui peut être président (...). C'est le seul candidat qui ait l'expérience, la vision, le projet et la détermination nécessaire pour diriger la France", assure-t-elle encore à quelques heures d'un rassemblement de ses soutiens au Trocadéro, à Paris.

"J'ai toujours été associée à ses choix politiques"

Revenant sur les accusations dont elle fait l'objet - emplois présumés fictifs comme assistante parlementaire et à La Revue des Deux Mondes - Penelope Fillon affirme avoir bel et bien effectué des "tâches très variées" : "Je traitais le courrier en lien avec la secrétaire. Je préparais pour mon mari des notes et des fiches sur les manifestations locales de la circonscription, afin qu'il puisse avec mes mémos faire ses allocutions. Je lui faisais aussi une sorte de revue de presse locale", détaille l'épouse du candidat Les Républicains. "Je le représentais à des manifestations. Je relisais ses discours. J'ai toujours été associée à ses choix politiques", assure-t-elle alors que l'hebdomadaire publie les retranscriptions de 19 procès-verbaux. 

N'aurait-elle pas pu faire ce travail sans être rémunérée ? "Si cela n'avait pas été moi, [François Fillon] aurait payé quelqu'un pour le faire. Donc on a décidé que ce serait moi", justifie-t-elle. Pour attester de cette activité, elle a ainsi "fait donner par mon avocat des documents aux enquêteurs", déclare Penelope Fillon : "Des courriers avec des notations prouvant qu'ils étaient passés par moi, des échanges de mails avec les autres collaborateurs de mon mari".

"Cela m'a choquée qu'on puisse penser que j'étais une ignorante"

Interrogée sur ce qu'elle savait de son activité et de sa rémunération, elle répond avoir été "choquée qu'on puisse penser que j'étais une ignorante et une imbécile. Mais je pouvais supporter ça. Ce que je ne peux pas supporter, c'est l'insulte envers mon mari que cela induit", répond Penelope Fillon. 

Elle a d'ailleurs choisi d'accorder cette interview pour "mettre un terme" aux "rumeurs folles" la donnant hospitalisée ou encore partie du domicile conjugal, explique-t-elle au JDD. "Je suis avec François depuis 36 ans et je serai encore là tout le temps qu'il nous reste à vivre", poursuit-elle, assurant que sa foi en Dieu lui a notamment permis de tenir face à cet "immense scandale." 

Mais contrairement à son mari, qui dénonce un "assassinat politique" et une procédure judiciaire "menée à charge", elle affirme avoir confiance en la justice et n'a "aucune idée" de s'il existe une machination contre eux.