François Fillon compte rester candidat même s'il est mis en examen

Le candidat de la droite à la présidentielle l'indique, vendredi, dans un entretien au "Figaro". Il avait pourtant affirmé le contraire le 26 janvier, sur TF1.

François Fillon à Tourcoing (Nord), le 17 février 2017.
François Fillon à Tourcoing (Nord), le 17 février 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
avatar
franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

"Ma décision est claire : je suis candidat et j'irai jusqu'à la victoire." Dans un entretien au Figaro, vendredi 17 février, François Fillon indique qu'il ne compte pas jeter l'éponge. Contrairement à ce qu'il avait déclaré après les révélations du Canard enchaîné, lors du JT de 20 heures de TF1 le 26 janvier, il annonce qu'il se maintiendra dans la course à la présidentielle même s'il est mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.

"L'enquête se poursuit et l'horloge tourne. Plus on s'approche de la date de l'élection présidentielle, plus il serait scandaleux de priver la droite et le centre d'un candidat", déclare l'ancien Premier ministre.

Je m'en remets désormais au suffrage universel.

François Fillon

dans un entretien au "Figaro"

"On annonçait depuis plusieurs jours soit ma mise en examen, soit l'ouverture d'une information judiciaire et cela alimentait l'inquiétude de certains élus. On voit qu'il n'en est rien et donc je vais poursuivre ma campagne. Les conditions sont difficiles, je le reconnais", poursuit l'ancien locataire de Matignon.

Une "opération lourde"

François Fillon se dit victime d'une "opération lourde, conduite pour empêcher le candidat de la droite et du centre", mais ne réitère pas ses accusations de "complot" qu'il avait lancées contre le gouvernement.

Toutefois, il souligne que cette affaire profite "à une gauche qui est dans une situation inextricable avec un président discrédité, une majorité éclatée, un candidat illusionniste…"

Pour le député de Paris, toutes ces affaires sont en train de "renforcer la volonté des électeurs de la droite et du centre. Ce sont des pratiques détestables qui ne me feront pas reculer."