Cinq citations à retenir de la conférence de presse de François Bayrou

Le président du MoDem a détaillé les raisons de son départ du gouvernement, mercredi après-midi.

François Bayrou lors d\'une conférence de presse, à Paris, le 21 juin 2017.
François Bayrou lors d'une conférence de presse, à Paris, le 21 juin 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)
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"J'accorde plus de prix au but à atteindre (...) qu'à mon rôle personnel, aux titres, aux privilèges et aux galons." François Bayrou a tenu une conférence de presse, mercredi 21 juin, pour détailler les raisons de son départ du gouvernement. Franceinfo revient sur cinq citations de l'éphémère ministre de la Justice.

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"Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs"

Sans surprise, le président du MoDem s'est défendu après les accusations d'emplois fictifs au sein de son parti. "Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs au MoDem, tous ceux qui y ont travaillé ont eu un contrat de travail", a-t-il assuré, dénonçant "une campagne (...) à base de dénonciations anonymes""La gestion de la ressource humaine dans notre mouvement a été régulière, normale, légale et, je l'affirme, morale", a-t-il ajouté. Et de poursuivre : "J'ai une absolue confiance en la justice."

"J'étais la cible de ces dénonciations"

"Je n'ai aucun doute d'avoir été la véritable cible de ces dénonciations, dans le but de décrédibiliser" la parole d'un ministre de la Justice qui défendait une loi de moralisation de la vie publique, a également affirmé François Bayrou. "Il y a en effet un certain nombre de forces et de puissances pour qui la moralisation de la vie publique serait un obstacle à leur influence et à leur lobby", a ajouté le maire de Pau.

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"Il n'est pas une vie humaine qui résiste à telle inquisition"

Poursuivant sur les calomnies et les mensonges, François Bayrou a condamné le système médiatique actuel, le comparant à d'autres périodes de l'histoire française. "Nous ne pouvons pas vivre dans une société de perpétuelle et universelle dénonciation. La France a été à d'autres époques, hélas, le pays des lettres anonymes. Celui où paraît-il on en a écrit le plus dans toute l'Europe", a déclaré François Bayrou.

"La dénonciation du voisin qui vous gêne ou que l'on jalouse est entrée dans une nouvelle époque, une nouvelle phase car la dénonciation fait désormais système avec les réseaux sociaux, avec la presse", a-t-il poursuivi dans son analyse.  "Si une dénonciation, anonyme et non fondée reprise dans cette cocotte-minute que constituent réseaux sociaux, justice et médias, suffit à provoquer de telles vagues, comment se défend-on ?" s'est interrogé le président du MoDem.

"La justice lorsqu'elle découvre ces éléments est obligée de s'en saisir, a-t-il encore estimé. L'ouverture d'une enquête est dès lors présentée comme une précondamnation et la machine folle se met en route. L'acte le plus anodin et le plus normal, sous ce miroir grossissant, apparaît suspect d'autant qu'il n'est pas une vie humaine qui résiste à telle inquisition."

"Je n'accepte pas de vivre sans liberté de parole"

Il a alors expliqué qu'il devait réagir face à cette campagne qu'il juge calomnieuse. "La seule personne en France qui ne puisse pas se défendre contre calomnies et dénonciations diffamatoires et abusives, c'est le ministre de la Justice, le seul qui soit obligé de se taire même devant l'injustice", a déclaré l'éphémère garde des Sceaux. Face à ce constat, il a préféré retrouver sa "liberté de parole" afin de se défendre et pour "ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République". "Le bâillon n'est pas mon sport préféré", a-t-il ajouté en réponse à une question.

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"Je serai aux côtés du président pour l'aider"

François Bayrou a insisté sur son lien avec Emmanuel Macron, évoquant une "entente politique et personnelle à laquelle j'attache du prix". Il a souligné son estime pour le président : "L'élection d'Emmanuel Macron est une chance pour notre pays et une chance pour l'Europe et pour l'équilibre du monde." "Je serai à côté du président de la République pour l'aider", a déclaré François Bayrou sans préciser la nature exacte de son futur rôle auprès du chef de l'Etat alors qu'il va regagner son poste de maire de Pau, "une ville magnifique et magique".