Taxe d'habitation, internet à haut débit... Ce qu'il faut retenir du discours de Macron à la conférence des territoires

Franceinfo vous résume l'allocution du chef de l'Etat devant les élus locaux réunis au Sénat.

Emmanuel Macron à la conférence nationale des territoires au Sénat à Paris, le 17 juillet 2017.
Emmanuel Macron à la conférence nationale des territoires au Sénat à Paris, le 17 juillet 2017. (IAN KINGTON / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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C'est devant des élus inquiets qu'Emmanuel Macron a pris la parole, lundi 17 juillet, à la conférence nationale des territoires, réunie au Sénat. Les élus attendaient le président de la République sur plusieurs sujets, dont la suppression annoncée de la taxe d'habitation, qui a rapporté  21,7 milliards d'euros aux collectivités locales en 2015. Franceinfo revient sur les trois annonces fortes de son discours.

La taxe d'habitation sera bien supprimée

Pas de machine arrière sur la taxe d'habitation. Emmanuel Macron a confirmé que cet impôt local serait supprimé progressivement sur trois ans pour 80% des Français. "Il accroît l'injustice entre les inégalités territoriales donc ce n'est pas un bon impôt", a redit le chef de l'Etat. Comment compenser cette manne financière pour les communes ? Emmanuel Macron n'a, sur ce point, donné aucune réponse concrète. Le président a seulement annoncé son intention d'ouvrir une "réflexion profonde" sur la "refonte de la fiscalité locale" pour envisager les mesures de "substitution". Une commission de travail doit ainsi être mise en place.

Le haut débit disponible partout d'ici 2020

C'est une forte attente en milieu rural : réduire la fracture numérique. Et le chef de l'Etat veut accélérer le mouvement. Il a promis une couverture de la France entière "en haut et très haut débit" d'ici "à la fin de l'année 2020" et "non plus 2022". "Nous devons donc, d'ici à la fin de l'année, prendre des mesures nouvelles d'incitation et de contrainte à l'égard des opérateurs de téléphonie, a-t-il souligné. Les déploiements ne sont pas assez rapides. Les opérateurs, aujourd'hui, rechignent encore dans les endroits qui sont les moins rentables."

Emmanuel Macron a également appelé à "envisager les complémentarités technologiques" entre la fibre optique, le mobile et en particulier l'internet mobile ou le satellite, jugeant "impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République". Enfin, il a précisé que l'Etat "affectera une part du grand plan d'investissement à cette priorité pour, là où c'est nécessaire, là où des carences sont constatées, se substituer aux opérateurs défaillants".

Le nombre d'élus locaux revu à la baisse

Emmanuel Macron veut également réduire les dépenses publiques. Il a affirmé qu'il fallait "engager une réduction du nombre des élus locaux", de la même manière qu'il a décidé d'"engager une réduction du nombre de parlementaires". "Nos concitoyens ne comprendraient pas ce traitement différencié", a ajouté le chef de l'Etat. Au cours de la campagne présidentielle puis, le 3 juillet devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron avait en effet promis une réduction d'un tiers du nombre des parlementaires dans chacune des deux chambres.