Réformes : Macron s'en prend "aux fainéants, aux cyniques et aux extrêmes" et affirme qu'il visait les politiques

Le président de la République s'est exprimé sur les réformes depuis Athènes, en Grèce, où il est en déplacement.

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 8 septembre 2017 à Athènes (Grèce).
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 8 septembre 2017 à Athènes (Grèce). (LUDOVIC MARIN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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C'est une déclaration qui ne va pas manquer de faire réagir. En déplacement à Athènes (Grèce), le président de la République a affiché sa détermination face aux réserves et aux critiques soulevées par ses réformes, comme celle du Code du travail"Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination", a lancé Emmanuel Macron en s'adressant à la communauté française réunie dans le jardin de l'école française.

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Le président venait de rappeler ses propos polémiques sur la réticence française aux réformes. "Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume : 'la France n'est pas un pays qui se réforme', a-t-il déclaré. 'Il ne se réforme pas (...) parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne. Nous sommes ainsi faits'."

L'Elysée tente de rectifier le tir

Cette petite phrase du président de la République a immédiatement fait réagir (entre autres) Jean-Luc Mélenchon. "Abrutis, cyniques, fainéants, tous dans la rue les 12 et 23 septembre !" a lancé le leader de La France Insoumise, en référence aux manifestations prévues contre la réforme du Code du travail.

Selon un journaliste de BFMTV, l'Elysée a tenté de rectifier le tir, en argumentant que le terme "fainéants" n'était pas adressé aux Français, mais aux dirigeants politiques, "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant quinze ans."

Pour Emmanuel Macron, l'heure n'est de toutes façons plus aux réformes, "mais à une transformation profonde" de la France, en citant notamment sa politique en matière du droit du travail. "Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens", a-t-il ajouté. Le président, en baisse actuellement dans les sondages, devait terminer dans l'après-midi sa visite en Grèce, où il a plaidé pour une "refondation démocratique" de l'Europe et a appelé les groupes français à investir en Grèce en profitant du retour de la croissance.