Qui sont les potentiels futurs ministres du gouvernement d'Edouard Philippe ?

Des figures de droite comme de gauche, mais aussi des centristes, des écologistes et des personnalités de la société civile, sont présentées comme "ministrables".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 15 mai 2017 sur le plateau du JT de 20 heures de TF1, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 15 mai 2017 sur le plateau du JT de 20 heures de TF1, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
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Benoît ZagdounFrance Télévisions

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Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont se retrouver à l'Elysée dans la matinée, mardi 16 mai. Le chef de l'Etat et son Premier ministre doivent peaufiner la composition du gouvernement. L'annonce officielle, initialement prévue pour mardi, est annoncée pour mercredi 17 mai à 15 heures. Selon la promesse du président, l'équipe gouvernementale doit être restreinte – une quinzaine de membres tout au plus – et paritaire – avec autant d'hommes que de femmes ministres. Elle doit également incarner le "renouvellement" et la "recomposition politique" avec un "alliage" de figures de droite comme de gauche, mais aussi de centristes, d'écologistes et de personnalités de la société civile. Franceinfo passe en revue les potentiels "ministrables".

>> Suivez en direct les réactions avant la formation du gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe

A droite : Le Maire, Apparu, Riester, NKM...

Une trentaine d'élus des Républicains et de l'UDI ont jugé, lundi, que leurs familles politiques devaient "répondre à la main tendue" par le nouveau président. Après la nomination d'Edouard Philippe en tant que Premier ministre, d'autres élus Les Républicains pourraient donc être tentés de rejoindre le gouvernement.

L'ancien ministre et candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire se verrait bien au Quai d'Orsay ou à la Défense, selon les informations de l'AFP. "Il a demandé un poste régalien", selon cette même source. 

Autres noms cités à droite : le juppéiste Benoist Apparu, le lemairiste Franck Riester ou encore Arnaud Robinet, soutien de Bruno Le Maire pendant la primaire de la droite et proche de Xavier Bertrand. Jean-Pierre Raffarin serait pressenti aux Affaires étrangères, selon Le Figaro. Le quotidien de droite avance que Nathalie Kosciusko-Morizet lorgnerait la Défense et que Jean-Louis Borloo pourrait faire son retour au ministère de l’Ecologie.

A gauche : Le Drian, Collomb, Ferrand...

A gauche, le ministre de la Défense sortant, Jean-Yves Le Drian, est donné comme survivant du gouvernement Cazeneuve, assure Le JDD. Il pourrait conserver son poste. La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, elle aussi, garderait son maroquin, avance 20 Minutes.

Piliers de la campagne venus du Parti socialiste et premiers soutiens d'Emmanuel Macron, les députés Richard Ferrand et Christophe Castaner, ainsi que le maire de Lyon, Gérard Collomb, sont donnés favoris pour l'Intérieur et semblent incontournables au gouvernement.

Au centre : Bayrou, De Sarnez, Goulard...

Après la passe d'armes autour des investitures de La République en marche et du MoDem, François Bayrou entrera bien au gouvernement, selon l'entourage du chef de l'Etat, peut-être à la Justice, une piste toutefois écartée par le maire de Pau la semaine dernière, précise Sud-Ouest, ou au Quai d'Orsay.

Les noms de Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, ou encore de la députée européenne MoDem Sylvie Goulard circulent aussi.

Dans la société civile : Hulot, Orsenna, Idrac…

Nicolas Hulot, qui s'est entretenu à plusieurs reprises avec Emmanuel Macron ces derniers jours, selon Le Parisien, pourrait hériter d'un "ministère de la transition écologique". L'écrivain Erik Orsenna, qui a soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne, pourrait se voir confier le ministère de la Culture, ose 20 Minutes. Le nom de Thierry Breton, PDG et ancien ministre à Bercy sous Jean-Pierre Raffarin, circule pour l'Economie, selon BFMTV

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, est quant à elle pressentie à l'Agriculture, assure Le Figaro. La présidente de l'Institut national de la recherche agronomique, Marion Guillou, et Laurent Bigorgne, le directeur de l'Institut Montaigne, sont cités pour l'Education.

L’ancienne secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat pourrait prendre la tête d’un "gros ministère du Travail", selon le quotidien de droite. Un autre nom est évoqué : celui de la dirigeante d'entreprise et ex-ministre chiraquienne, passée par la RATP et la SNCF notamment,  Anne-Marie Idrac.

Emmanuel Macron pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs féminins du privé, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'Unibail-Rodamco, la spécialiste de la communication Axelle Tessandier, la productrice de cinéma Frédérique Dumas ou Amélie Castera-Oudéa, cadre supérieure chez Axa, intéressée par les Sports.