Quatre choses à retenir du vote des statuts de La République en marche

Présentés le 16 juillet, ils ont été adoptés à 90% par plus de 72 000 adhérents, jeudi 17 août.

Des militants La République en Marche (LREM) agitent des drapeaux lors d\'un meeting du parti, le 8 juillet 2017. 
Des militants La République en Marche (LREM) agitent des drapeaux lors d'un meeting du parti, le 8 juillet 2017.  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
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"Paritaire", "ouvert", "démocratique et décentralisé". Tels sont les qualificatifs revendiqués par La République en Marche (LREM), le mouvement d'Emmanuel Macron dont les nouveaux statuts ont été adoptés à une large majorité, jeudi 17 août, à l'issue d'un vote organisé du 23 juillet au 16 août. Franceinfo résume ce qu'il faut retenir de ce scrutin. 

1Des statuts adoptés à 90% malgré une faible participation

Le scrutin en ligne, ouvert du 23 juillet au 16 août, a vu 90,6% des votants approuver les nouveaux statuts de La République en Marche"Les adhérents ont été nombreux en période estivale à participer à ce scrutin", s'est réjoui le parti dans un communiqué publié jeudi. 

De fait, la participation ne s'élève qu'à 32,1%, 72 066 adhérents s'étant prononcés, sur les 224 640 en mesure de voter. Un chiffre boosté par la prolongation du vote (initialement prévu pour durer une semaine), requise par le tribunal de grande instance de Créteil. Ce dernier avait été saisi en référé par une trentaine d'adhérents, qui dénonçaient un "défaut de transparence et de démocratie" dans le mouvement.

2Le mouvement se dote d'un "Conseil"

LREM va se doter d'un "Conseil" national, sorte de parlement interne au parti qui "se réunira au moins deux fois par an et prendra des décisions importantes pour l'avenir du mouvement", indique ce dernier. Décrit comme "une garantie de renouvellement", il sera composé pour un quart de militants sans mandat électif, tirés au sort. "Un appel à candidatures sera organisé à la rentrée pour les adhérents souhaitant participer", a indiqué le parti.

Les autres membres du Conseil – députés, sénateurs et élus locaux – seront membres de droit de cette instance, qui élira prochainement un bureau exécutif d'une trentaine de personnes, dont dix seront issues de la société civile. Le Conseil élira enfin la direction du nouveau parti "d'ici la fin de l'année".

3LREM officialise sa direction collégiale transitoire

En attendant que la nouvelle direction soit élue, on connaît désormais les noms de celles et ceux qui assureront la direction collégiale transitoire du mouvement : l'ancien député Arnaud Leroy, la sénatrice Bariza Khiari ainsi que Astrid Panosyan, membre fondatrice du mouvement, vont ainsi remplacer la directrice par intérim Catherine Barbaroux. 

4La fronde continue chez les "marcheurs"

Si l'adoption des statuts à une si large majorité est un signe positif pour Emmanuel Macron et ses soutiens les plus fidèles, elle n'éteint pas pour autant la fronde de certains déçus du parti, comme ceux de la Confédération des marcheurs de la République. Ce groupe, qui revendique plusieurs milliers de membres, a initié une procédure de médiation à l'amiable avec la direction de LREM, afin de régler un "problème de fond", celui du "défaut de démocratie".

Les adhérents de LREM seront enfin "associés dans les mois qui viennent à l'élaboration du règlement intérieur", afin de "préciser les statuts sur de nombreux points importants pour la vie du mouvement", a indiqué le mouvement.