Matignon : que cache la nomination retardée du Premier ministre ?

Qu’est-ce que l’attente de la nomination du Premier ministre peut vouloir dire ? Emmanuel Macron a-t-il changé d’avis ? Hésite-t-il ? Essuie-t-il des refus ? Décryptage avec Nathalie Saint-Cricq ce lundi 15 mai.

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La nomination du Premier ministre était attendue ce lundi 15 mai au matin, avant d'être repoussée à plusieurs reprises. "Alors ce qu’il peut se passer, c’est qu’il y ait un blocage de dernière minute. C’est le blackout total depuis [l'élection d'] Emmanuel Macron", a indiqué Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, interrogée dans le 13 heures sur ce suspense. "Autant on était abreuvés d’informations sous François Hollande, autant là, le robinet d’informations est serré", a expliqué Nathalie Saint-Cricq.

Alain Juppé contrarié ?

"Il y a quelques vérifications aussi qui doivent être faites probablement auprès de la Haute autorité de transparence pour vérifier que tout est net, propre, qu’il n’y a aucun problème autour d’Édouard Philippe", a poursuivi la responsable du service politique de France 2. Par ailleurs, le nouveau Premier ministre a pu demander "l’assurance d’avoir d’autres ministres de droite qui peuvent arriver, parce qu’une des conditions d’Edouard Philippe, c’était de ne pas venir seul, ça aurait fait trop débauchage. Mais d’avoir deux ou trois autres personnalités de droite autour de lui... C’est peut-être ça qui bloque", a-t-elle expliqué.

Dernier élément : il y a manifestement du côté d’Alain Juppé une petite colère. "Édouard Philippe est juppéiste, mais il n’aura pas forcément l’assentiment de son mentor, donc il faut peut-être aussi s’assurer qu’Alain Juppé ne va pas piquer une grosse colère", conclut Nathalie Saint-Cricq.

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Emmanuel Macron lors de son discours d'investiture à l'Elysée, le 14 mai 2017. (REUTERS)