Présidentielle : Christian Jacob et Philippe Vigier accusent Emmanuel Macron d'avoir utilisé l'argent de Bercy pour sa campagne

Des députés accusent le candidat à la présidentielle d'avoir profité de l'argent du ministère de l'Economie dans le cadre de son mouvement En marche !

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, à Beyrouth (Liban), le 24 janvier 2017.
Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, à Beyrouth (Liban), le 24 janvier 2017. (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s'en sont pris, mardi 24 janvier, à Emmanuel Macron, dénonçant le "mensonge" et l'"imposture" de l'ancien ministre de l'Economie sur des frais de représentation à Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l'un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il allait demander une "clarification" sur l'utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu'il était à Bercy.

"A quoi ont servi ces 120 000 euros ?"

"Il y a des choses importantes qu'on a apprises hier [lundi], notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120 000 euros des crédits du ministre à Bercy ont été utilisés pour des agapes En marche ! pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle", a déclaré Philippe Vigier.

"Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration que pas un seul euro d'argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c'est un mensonge", a-t-il poursuivi. "Nous, on demande simplement la transparence. (...) C'est de l'argent public, 120 000 euros, ce n'est pas une petite somme. A quoi ont servi ces 120 000 euros ?" a insisté le responsable centriste. 

"L'incarnation de l'imposture"

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d'Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu'"Emmanuel Macron est l'incarnation de l'imposture, l'imposture sur toute la ligne".

"Celui qui se prétend aujourd'hui l'ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75%, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d'ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c'est révélateur. C'est une imposture", a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).