Gares routières : les infrastructures en panne ?

La libéralisation des transports en autocar est souvent présentée comme l'une des plus belles réussites d'Emmanuel Macron, lors de son passage au ministère de l'Économie. Coup de projecteur sur un point faible du dispositif : les gares routières, pour la plupart en mauvais état.

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Près de 150 cars longue distance sillonnent les routes de France et passent par l'une des 200 gares routières. Sont-elles toutes adaptées à ce trafic en constante croissance ? Pour ces voyageurs en transit à Paris, la réponse est non. "On manque d'informations ici, j'ai dû demander à quelqu'un mon chemin. Il s'est trompé et j'ai dû marcher 4 kilomètres avant d'arriver", se plaint un touriste étranger. Parkings à ciel ouvert sans possibilité de s'abriter, le sol est le seul endroit pour patienter. Pour éviter le manque d'informations, certaines compagnies ont mis en place un "Système D", en mettant en place des agents d'accueil. "Pour l'instant on remplace les panneaux d'affichage", explique un jeune homme, agent d'accueil. 

Développer les gares, prochain enjeu des communes

Les infrastructures représentent le nouvel enjeu des sociétés de transports, pour capter une nouvelle clientèle. La modernisation est à la traîne, car les compagnies ne sont pas propriétaires des gares routières. La plupart d'entre elles sont directement détenues par les communes. Le nombre d'usagers des cars longue distance devrait être multiplié par trois d'ici 2030. 

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Des \"cars Macron\" à la gare routière de la Porte Maillot à Paris, en septembre 2016. Image d\'illustration.
Des "cars Macron" à la gare routière de la Porte Maillot à Paris, en septembre 2016. Image d'illustration. (MAXPPP)