Brigitte Macron confirme qu'une "charte de transparence" précisera son rôle de Première dame

Lorsqu'il était candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait promis la création d'un statut officiel pour l'épouse du président, avant de renoncer face aux critiques, une fois élu.

Brigitte et Emmanuel Macron devant le musée de l\'Armée, aux Invalides, pour la réception du président américain Donald Trump, le 13 juillet 2017.
Brigitte et Emmanuel Macron devant le musée de l'Armée, aux Invalides, pour la réception du président américain Donald Trump, le 13 juillet 2017. (MICHEL EULER / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Il n'y aura pas de loi pour définir le rôle de la Première dame. L'Elysée l'avait annoncé la semaine dernière, et Brigitte Macron elle-même le confirme dans le magazine Elle, à paraître jeudi 17 août. Une "charte de transparence" sera éditée, qui précisera ses missions, les moyens qui lui sont alloués, et rappellera qu'elle n'est "pas rémunérée", explique-t-elle dans sa première interview depuis l'élection présidentielle.

"Ce qui est important, c'est que tout soit très clair", affirme Brigitte Macron dans un extrait de l'entretien publié sur le site de l'hebdomadaire, mercredi, veille de sa parution en intégralité.

Comme toutes celles qui m'ont précédée, j'assumerai mon rôle public, mais les Français sauront désormais quels moyens sont mis à ma disposition.

Brigitte Macron

dans "Elle"

Son agenda fera partie des informations rendues publiques : "Sur le site de l'Elysée seront mis en ligne mes rendez-vous, mes engagements, afin que les Français sachent exactement ce que je fais." L'ancienne enseignante pourrait s'impliquer dans des causes dont le "fil conducteur" sera l'éducation et le handicap, selon son entourage cité par l'AFP.

Une promesse de campagne d'Emmanuel Macron

Brigitte Macron dispose de trois collaborateurs : une secrétaire et deux conseillers présidentiels détachés auprès d'elle, Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet et de la communication, et Tristan Bromet, chef de cabinet. A noter que cette équipe est moins étoffée que celles dont disposaient Valérie Trieweiler (cinq collaborateurs), Carla Bruni (huit) et Bernadette Chirac (une vingtaine).

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait expliqué qu'il souhaitait "qu'un cadre soit défini" pour encadrer clairement le rôle informel de Première dame, sans pour autant lui donner de rémunération. Le sujet était revenu sur le devant de la scène début août avec le succès d'une pétition s'opposant à cette initiative, qui a recueilli plus de 300 000 signatures.

Lors des débats sur la loi de moralisation de la vie publique, La France insoumise avait déposé un amendement, finalement rejeté, pour qu'aucun moyen financier ne puisse être accordé au conjoint du président de la République. L'Elysée avait finalement renoncé à ce projet au profit de la publication d'une charte.

"Le seul défaut d'Emmanuel, c'est d'être plus jeune que moi"

Dans l'entretien au magazine Elle, Brigitte Macron évoque aussi son couple, plaisantant sur ses 24 ans d'écart avec son mari. "Le seul défaut d'Emmanuel, c'est d'être plus jeune que moi", dit-elle.

"Quand je lis des choses sur notre couple, j'ai toujours l'impression de lire l'histoire de quelqu'un d'autre. Pourtant, notre histoire est si simple", poursuit celle qui a été la professeure de théâtre d'Emmanuel Macron lorsqu'il avait 16 ans, et a divorcé pour l'épouser. "Si je n'avais pas fait ce choix, je serais passée à côté de ma vie", dit-elle.

Brigitte Macron raconte aussi comment le couple a vécu la victoire du premier tour. "Beaucoup ont cru qu'après le premier tour nous pensions que c'était gagné. À tort. Jamais, nous n'avons pensé ça", affirme-t-elle.