"Bordel" : Macron "assume" le fond de ses propos mais regrette la forme

Ces nouveaux propos polémiques du chef de l'Etat ont été dénoncés par des responsables de l'opposition, notamment de La France insoumise et du Front national.

Emmanuel Macron à Egletons (Corrèze), mercredi 4 octobre 2017.
Emmanuel Macron à Egletons (Corrèze), mercredi 4 octobre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes là-bas." Emmanuel Macron "assume sur le fond" ses propos polémiques tenus mercredi en Corrèze au moment où des salariés de GM&S manifestaient, ont indiqués ses proches jeudi 5 octobre. Il reconnaît toutefois qu'il n'aurait pas utilisé le mot "bordel", un "mot familier", dans le cadre d'un déplacement officiel, ont ajouté les mêmes sources.

Le chef de l'Etat "ne retire rien sur le fond" de ses déclarations faites lors d'une visite à Egletons (Corrèze), a indiqué l'Elysée, mais il "n'emploierait pas, dans un cadre officiel, le mot bordel, qu'il a utilisé dans une discussion officieuse", a précisé un autre proche. Nos confrères de France 3 Limousin, qui étaient sur place, ont publié sur Facebook une vidéo de la scène tournée à 360°. Elle permet de constater que cette notion de "discussion officieuse" est à relativiser, au vu du nombre de journalistes qui y ont assisté.

Critiques de l'opposition

Ces nouveaux propos polémiques du chef de l'Etat ont été dénoncés par des responsables de l'opposition, notamment de La France insoumise et du Front national. "C'est de l'arrogance", a déclaré le patron des députés Les Républicains Christian Jacob, dénonçant "un président qui ne supporte pas la moindre contestation".

A gauche, Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du PS, a estimé sur LCI que "ça dit beaucoup de l'univers culturel du président de la République. Ce sont des propos classiques de droite".

"Est-ce qu'il n'y a pas de nombreux Français qui pensent cela ?", s'est interrogé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, en défendant un président qui "assume" de "nommer les choses".