VIDEO. Cécile Duflot : "Ni l'état d'urgence, ni la déchéance de nationalité ne requièrent de révision constitutionnelle"

La coprésidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts à l'Assemblée nationale a défendu une motion de rejet préalable du projet de loi de révision constitutionnelle du gouvernement.

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D'une voix émue, Cécile Duflot a prononcé un vibrant réquisitoire contre le projet du gouvernement d'inscrire la déchéance de la nationalité dans le projet de révision constitutionnelle. "Ni l'état d'urgence, ni la déchéance de nationalité ne réquièrent de révision constitutionnelle", a-t-elle asséné. Et la coprésidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts de citer Montesquieu : "Les lois inutiles affaiblissement les lois nécessaires.". 

"On voit bien que la gauche, en voulant mettre un adversaire dans l'embarras, a jeté aux oubliettes nos valeurs", a lancé à la tribune l'ancienne ministre, face au Premier ministre Manuel Valls. Cécile Duflot a défendu une motion de rejet préalable d'un texte, dit-elle, "inutile" et "dangereux""Le dernier régime à avoir massivement utilisé [la déchéance de nationalité] fut le régime de Vichy", a-t-elle lancé, s'attirant des huées socialistes notamment.

"L'honneur est un instinct. Comme l'amour", a conclu l'ancienne ministre en citant l'écrivain Georges Bernanos. Mais la motion de rejet de Cécile Duflot, soutenue par une partie des écologistes et par les députés du Front de gauche, a été repoussée par 120 voix défavorables contre 23 pour.

La co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale Cécile Duflot prend la parole, le 5 février 2016, lors du débat sur le projet de révision constitutionnelle.
La co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée nationale Cécile Duflot prend la parole, le 5 février 2016, lors du débat sur le projet de révision constitutionnelle. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)