Les députés ont voté l'extension de la déchéance de nationalité après des débats nourris

Après avoir voté l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, les députés ont validé cet article 2 de la révision constitutionnelle, par 162 voix contre 148.

Manuel Valls s'exprime dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le 9 février 2016, à Paris.
Manuel Valls s'exprime dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le 9 février 2016, à Paris. (MAXPPP)

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Ce qu'il faut savoir

Les députés français ont adopté l'article 2 du projet de loi qui inscrit dans la Constitution la déchéance de la nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, mardi 9 février, par 162 voix contre 148. Ce vote a eu lieu au lendemain de l'inscription, en première lecture, de l'état d'urgence dans la Constitution. "Nous devons touts être à la hauteur de l'attente et des exigences des Français. Ils attendent de nous des actes qui suivent les paroles, a réagi le Premier ministre Manuel Valls. Je me réjouis que l'Assemblée nationale ait adopté et l'article 1 et l'article 2."

Des désaccords au sein des groupes. Le détail du vote est disponible sur le site de l'Assemblée nationale. Le groupe socialiste est particulièrement divisé, avec 119 élus pour et 92 contre. Mêmes hésitations chez les Républicains, avec 32 voix pour et 30 contre.

Des débats houleux. Avant la reprise de l'examen dans l'hémicycle, chaque groupe politique s'était réuni à la mi-journée. Chez Les Républicains, Nicolas Sarkozy a fait lui-même le déplacement pour parler aux députés, alors que de nombreuses voix s'élèvent dans son camp contre le texte, sous l'impulsion notamment de Nathalie Kosciusko-Morizet et de François Fillon. 

Combien de députés pour voter ? Le vote de l'article 1, par 103 voix contre 26, s'est déroulé, dans la nuit de lundi à mardi, en l'absence de plus de 400 parlementaires. De quoi faire grincer quelques dents... 

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