Déchéance de nationalité : Jean-Marc Ayrault s'oppose publiquement

La question de la déchéance de nationalité continue de diviser. Après Martine Aubry, Anne Hidalgo, Julien Dray et Benoît Hamon, Jean-Marc Ayrault s'oppose au projet. 

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FRANCE 2

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Il était resté jusque-là silencieux, Jean-Marc Ayrault rejoint à son tour le clan des opposants à la déchéance de nationalité ce dimanche 27 décembre. En échos aux propos de son successeur à Matignon, l'ancien Premier ministre s'exprime sur Twitter, appelant à ne pas diviser la France davantage.

"S'il n'y avait pas eu le droit du sol, je n'aurai pas existé"

Et la liste des opposants à cette réforme de la Constitution s'allonge de jour en jour. Julien Dray ce dimanche matin, après Cécile Duflot, Anne Hidalgo, Martine Aubry ou encore Arnaud Montebourg cette semaine. Pour l'ancien ministre Benoît Hamon, il s'agit là d'un tournant dans le quinquennat. Et certains élus locaux vont au-delà des mots.

Ténor du PS en Gironde depuis près de 40 ans, Jean-Marie Darmian préfère se mettre en congé du parti socialiste, afin dit-il de pouvoir se regarder dans la glace. "En tant qu'immigré et fils d'immigré italien, s'il n'y avait pas eu le droit du sol, je n'aurai pas existé", confie-t-il au micro de France 2. Face à ces critiques, Manuel Valls répond fermement dans le Journal du dimanche. Silencieux depuis près d'un mois, le chef de l'État sera très attendu jeudi à 20 heures, lors de ses voeux aux Français. 

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Jean-Marc Ayrault, député PS et ancien Premier ministre, le 27 décembre sur Twitter
Jean-Marc Ayrault, député PS et ancien Premier ministre, le 27 décembre sur Twitter (MAXPPP)