Ayrault enjoint aux députés de voter le non-cumul des mandats

Dans une interview à "Sud-Ouest", le Premier ministre assure que "l'engagement" de Hollande "doit être tenu" alors qu'il a été en partie vidé de sa substance au Sénat. 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à la Conférence environnementale, à Paris, le 21 septembre 2013. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à la Conférence environnementale, à Paris, le 21 septembre 2013.  (THOMAS SAMSON / AFP)
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Jean-Marc Ayrault en appelle aux députés. Le Premier ministre estime, dans une interview publiée mardi 24 septembre dans Sud-Ouest, que "l'engagement" de François Hollande sur le non-cumul des mandats "doit être tenu", même s'il a été en partie vidé de sa substance au Sénat. "C'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot et j'ai la conviction que d'ici quelques semaines sera votée cette loi qui mettra fin à une spécificité française", indique-t-il.

Le Sénat, où les socialistes sont divisés sur cette réforme, a gagné jeudi une manche contre le gouvernement en s'exonérant de l'interdiction du cumul des mandats. Selon le chef du gouvernement, "cette loi concernera les députés et les sénateurs". "Il ne peut pas y avoir deux sortes de parlementaires, avec des statuts différents", assène Jean-Marc Ayrault, qui participe jusqu'à mardi aux journées parlementaires du PS à Bordeaux.

Pas de CSG progressive dans le budget 2014

Le Premier ministre écarte par ailleurs tout recours à une CSG progressive dans le budget 2014, une mesure évoquée ces derniers jours par des députés PS pour favoriser le pouvoir d'achat des plus modestes. "La progressivité de la CSG n'est pas envisagée dans la loi de finances 2014", rétorque Jean-Marc Ayrault. Une telle mesure "aurait des effets compliqués : attention à ne pas trop mettre à contribution les classes moyennes".  

Enfin, le locataire de Matignon félicite Angela Merkel, reconduite pour un nouveau mandat de chancelière en Allemagne. Mais il entend bien évoquer avec elle l'union bancaire et l'instauration d'un salaire minimum. Selon lui, "les questions qui se posent sont les suivantes : comment consolider le retour de la croissance en Europe ? Comment éviter toute nouvelle crise financière ?"