Affaire des sondages de l'Elysée : Claude Guéant mis en examen pour "complicité de favoritisme"

Une enquête est ouverte par le pôle financier pour favoritisme et détournement de fonds publics, portant sur des contrats passés sans appels d'offres à partir de 2007, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, au palais de justice de Paris, le 13 novembre 2015.
L'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, au palais de justice de Paris, le 13 novembre 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

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Claude Guéant, a été mis en examen, mardi 23 février, pour "complicité de favoritisme" dans l'affaire des sondages de l'Elysée, a indiqué son avocat.

L'ex-secrétaire général de l'Elysée était arrivé dans la matinée au pôle financier dans le cadre d'une enquête ouverte pour favoritisme et détournement de fonds publics, portant sur des contrats passés sans appels d'offres à partir de 2007, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, avec les sociétés de Patrick Buisson (Publifact puis Publiopinion) et de Pierre Giacometti, tous deux été mis en examen pour recel de favoritisme.

Déjà condamné ou mis en cause dans d'autres affaires

Le juge a, par ailleurs, placé Claude Guéant sous le statut plus favorable de témoin assisté pour "complicité de détournement de fonds publics", a déclaré aux journalistes son avocat Philippe Bouchez El Ghozi. D'autres collaborateurs de Nicolas Sarkozy, comme son ancienne directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, ont déjà été mis en examen dans ce dossier.

Claude Guéant avait été condamné, le 13 novembre, à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction de toute fonction publique à l'issue du procès sur les primes en liquide du ministère de l'Intérieur, alors qu'il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy (2002-2004). Il a fait appel.

Il est aussi mis en examen pour faux, usage et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. En cause, la vente alléguée de deux tableaux flamands pour expliquer un virement de 500 000 euros sur son compte.