Béziers : polémique après la décision de Robert Ménard de débaptiser une rue

Le maire de Béziers, affilié au Front National, a décidé hier de débaptiser une rue de sa ville pour lui donner le nom d’un des officiers qui avaient tenté de renverser la République française en avril 1961.

(En juillet dernier, Robert Ménard s’était déjà recueilli devant la stèle biterroise à la mémoire de l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète © Maxppp)
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Radio France

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Soutenu par l’extrême droite, le maire de Béziers, Robert Ménard, a décidé hier de débaptiser une rue de sa ville pour la renommer avec le nom d’un des officiers qui avaient tenté de renverser la République française en avril 1961 et partisan de l’Algérie française, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc.

La rue existe depuis 36 ans et, officiellement, elle correspond à la date du cessez-le-feu en Algérie. Une décision considérée comme une injure par les anciens combattants de la FNACA, qui regroupe notamment les appelés du contingent envoyés en Algérie jusqu'à l'indépendance du pays en 1962.

Nostalgique de l’Algérie française ?

En juillet dernier, Robert Ménard s’était déjà recueilli devant la stèle biterroise à la mémoire de l’OAS, l’Organisation de l’armée secrète. Mais l’homme se défend d’être un nostalgique de l’Algérie française : "Je ne suis pas nostalgique de l’Algérie française, je suis nostalgique d’une histoire qui dirait la vérité. Entre le 19 mars 1962 et l’indépendance au mois de juillet il y a eu des milliers de gens qui ont disparu, de Harkis qui auraient été tués, assassinés… ", explique Robert Ménard.

Le tribunal administratif a été saisi par le Parti communiste pour abus de pouvoir sur ce changement de nom.

"Contester cette date du 19 mars 1962 est un acte anti-républicain", estime Roger Hilèlle, du collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée
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