DIRECT. "Je ne participerai pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls", annonce Benoît Hamon

Le Premier ministre a présenté lundi matin la démission de son gouvernement au président au lendemain des critiques violentes formulées par Arnaud Montebourg.

L\'ex-ministre de l\'Education, Benoît Hamon, le 24 août 2014 à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).
L'ex-ministre de l'Education, Benoît Hamon, le 24 août 2014 à la fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). (JEFF PACHOUD / AFP)
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Ce qu'il faut savoir

Après Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, le ministre de l'Education, Benoît Hamon, a annoncé qu'il ne participerait pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls, lundi 25 août sur France 2. "Je veux remercier le président de la République de m'avoir fait confiance, c'était une grande fierté pour moi d'être ministre de l'éducation nationale (...) Mais aujourd'hui j'estime qu'il aurait été incohérent que je reste au gouvernement", a-t-il déclaré.

Tractations au sommet. Tout l'après-midi, le Premier ministre a reçu un à un les ministres démissionnaires à Matignon et de potentiels candidats à un portefeuille ministériel. En fin d'après-midi, François Hollande a reçu Manuel Valls à l'Elysée pour faire le point.

Montebourg part. "Je crois nécessaire de reprendre ma liberté", a lancé Arnaud Montebourg depuis Bercy. Manuel Valls a accepté "de me la rendre", a dit l'ancien ministre de l'Economie. L'ex-membre du gouvernement a justifié ses critiques envers la politique économique de l'exécutif : "Nous avons une responsabilité collective d'interrompre le coulage de l'économie par l"austérité", a-t-il déclaré.

Filippetti aussi. Dans une lettre adressée à François Hollande et Manuel Valls, la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a annoncé qu'elle n'était "pas candidate à un nouveau poste ministériel", préférant "la loyauté à ses idéaux" au "devoir de solidarité" gouvernementale.

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#GOUVERNEMENT

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23h57 :  #remaniement. Nouvel échange téléphonique ce soir entre #Valls et #Hollande. "Le nouveau gouvernement n'est pas encore constitué" (Elysee)

23h57 :  La nuit est tombée depuis longtemps et Manuel Valls et François Hollande poursuivent leurs travaux pour composer le nouveau gouvernement. Le Premier ministre et le chef de l'Etat se sont téléphoné, ce soir. La liste des ministres n'est pas encore arrêtée, selon un journaliste du Parisien.

23h26 : "Les résistants voulaient une société juste qui conjugue tous les efforts pour lutter contre le fanatisme, une société où les ambitions légitimes de l'entreprise devaient être équilibrées par les garanties sociales. Aujourd'hui encore, toute notre action doit être consacrée à cet objectif, concentrée sur ce but: restaurer la compétitivité de la France, pour assurer son indépendance, et lutter contre les inégalités pour préserver la cohésion sociale."
 En vantant les ambitions du Conseil national de la résistance après la seconde guerre mondiale, le chef de l'Etat a tracé un parallèle avec l'époque actuelle.

23h24 : "Nous n'obtiendrons rien sans effort, rien sans abnégation, rien sans courage."

 François Hollande a profité ce soir des commémorations de la Libération de Paris pour défendre sa politique économique basée sur la baisse des déficits et la compétitivité, une stratégie fustigée par son ministre de l'Economie démissionnaire Arnaud Montebourg.

23h19 :  Ou la 3ème aile du carrosse. RT @Herve_Morin: #remaniement Le centre ne doit pas être la roue de secours du Titanic

23h18 :  Ni la bouée de sauvetage du Concorde !;-)“@Herve_Morin: #remaniement Le centre ne doit pas être la roue de secours du Titanic @BFMTV #UDI

23h18 : Je crois qu'Hervé Morin est un génie! Voilà ce que le chef du nouveau centre a twitté #RoueDeSecoursPourBateaupic.twitter.com/GxPaTx6Yyk


23h17 : "Le centre ne doit pas être la roue de secours du Titanic."

 Le centriste Hervé Morin a eu cette jolie formule,ce soir, à propos de l'éventuelle entrée de centristes dans le futur nouveau gouvernement de Manuel Valls. Il l'a tweetée avant de l'effacer. Depuis, il est moqué sur Twitter.

22h56 :  Selon Paris Match, le centriste Jean-Louis Borloo aurait été approché hier et aujourd'hui pour intégrer le nouveau gouvernement que compose Manuel Valls. "Il a refusé", assure le magazine sur son site internet.

22h33 :  Jean-Marie Le Guen est "confiant". Le secrétaire d'État sortant aux Relations avec le Parlement pense que la majorité "restera très largement majoritaire" à l'Assemblée nationale, malgré les remous provoqués par les frondeurs du PS et les écologistes, critiques à l'égard notamment de la politique économique menée par le gouvernement. Il l'a dit sur BFMTV.

22h19 : @anonye : Trois ministres ont dores et déjà annoncé qu'ils ne feront pas partie du prochain gouvernement de Manuel Valls. Arnaud Montebourg à l'Economie, Aurélie Filippetti à la Culture et Benoît Hamon à l'Education ont pris les devants en annonçant leur départ pour des raisons politiques. En clair, ils ont été débarqués pour avoir contesté le cap économique fixé par le chef de l'Etat.

Outre ces trois ministres, l'éventualité d'un départ de Christiane Taubira a été évoqué toute la journée. La ministre de la Justice est connue pour être un soutien de la ligne d'Arnaud Montebourg, mais son entourage semble serein. Et pour savoir qui pourrait entrer dans le gouvernement, je vous invite à lire cet article.

22h18 :  Savez-vous réellement qui sont les ministres sortants, à par Montebourg ? Qu'en est il de Taubira ?

21h54 : Arnaud Montebourg a réussi son tour de force. Arnaud Montebourg a réussi son tour de force. Après sa fronde de la Fête de la Rose qui a fait voler le gouvernement en éclats, le ministre de l'Économie sortant a annoncé qu'il "reprenait sa liberté" lors d'une conférence de presse à Bercy. Notre journaliste Kocila Makdeche décrypte le discours de départ de l'ancien ministre.


(ERIC PIERMONT / AFP)

21h48 : @anonyme : Le ministre de l'Education sortant, Benoît Hamon, a affirmé ce soir sur France 2 que la rentrée scolaire avait été "bien préparée".

Pour autant, la puissante fédération de l'éducation FSU s'inquiète de ce départ qui tombe "à un moment crucial", lorsque le ministre "donne la feuille de route". Le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, juge que ce remaniement n'aide pas à ramener "l'apaisement dont l'école a besoin". Quant au SE-Unsa, il redoute de nouvelles "turbulences" avec un nouveau ministre et peut-être "une nouvelle lettre de mission". Sachez toutefois que depuis avril, Benoît Hamon a essentiellement déminé des dossiers sensibles : réforme contestée des rythmes scolaires assouplie, ABCD de l'égalité sur la lutte contre les stéréotypes filles-garçons à l'école enterrés, refonte des programmes retardée et prérentrée des enseignants repoussée au 1er septembre.

21h46 :  Y'aura-t-il des répercutions sur l'année scolaire (pour les lycéens notamment) liées au départ de Mr Hamon ?

21h41 :  Baylet entre avec 2 conditions:le maintien des départements ruraux et un assouplissement du non-cumul pour les sénateurs.Rebsamen va adorer.

21h41 :  Nous vous le disions un peu plus tôt, Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche, est invité à Matignon par Manuel Valls dans le cadre des consultations pour la formation du nouveau gouvernement. Selon un journaliste du Point, le patron des radicaux de gauche à deux exigences.

21h33 :  Valls & Hamon devaient tous les 2 assister aux commémorations de la libération de Paris. Aucun n'est là. Pas pr les mêmes raisons cc @BFMTV

21h13 :  Historique! Demain, en une, Le #Figaro et #Libération sont d'accord :-) #CriseDeRégime pic.twitter.com/kjXiHNhy1J


21h12 :  Il fallait une "crise de régime" pour mettre Le Figaro, journal étiqueté à droite, et Libération, quotidien classé à gauche, d'accord. Chacun a mis à sa une le même titre. La photo circule sur Twitter.

21h08 :  Au passage, le ministre du Travail sortant, François Rebsamen a estimé sur Europe 1 que la France ne menait pas "une politique d'austérité", contrairement à ce qu'affirme Arnaud Montebourg.

20h56 :  Tractations, tractations... Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche (PRG) doit être reçu ce soir à 21h30 à Matignon par Manuel Valls dans le cadre des consultations du Premier ministre pour la formation de son nouveau gouvernement. Son entourage le révèle.