Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Martine Aubry lancent un mouvement politique, "Dès demain"

"Ce n'est pas un parti", assure l'entourage de la maire de Paris au sujet de cette initiative aux contours encore flous, lancée via une tribune dans "Le Monde".

La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 18 mars 2017 à Paris.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 18 mars 2017 à Paris. (FRANCOIS PAULETTO / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Ils s'adressent à "tous les humanistes qui croient encore en l'action". Des figures politiques comme les maires PS de Paris et Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l'ex-ministre de la justice Christiane Taubira, ainsi que des intellectuels et des artistes, parmi lesquels Yann Arthus-Bertrand ou Jacques Higelin, cosignent une tribune publiée dans Le Monde, mercredi 10 mai. Ils y annoncent le lancement d'un mouvement politique baptisé Dès demain.

Le texte définit cette initiative comme "un grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale", mais reste assez flou sur la forme que prendra ce mouvement. Le rôle de Dès demain "sera d’identifier les solutions et les réussites locales, et de travailler à leur mise en œuvre à toutes les échelles de territoires : locale, nationale et européenne", affirment ses fondateurs.

"S'émanciper des vieux carcans" des partis

"Ce n'est pas la création d'un courant, d'un parti. Il s'agit de fédérer autour de valeurs communes, de travailler sur le temps long, de se fonder sur la société civile", explique l'entourage d'Anne Hidalgo à l'AFP. Les signataires du texte expriment leur souhait de "s'émanciper des vieux carcans d'hier et des débats strictement internes aux appareils politiques".

Le texte est accompagné d'une liste de près de 160 signataires. On y trouve des élus du PS comme Luc Carvounas, Mathieu Hanotin ou l'ex-ministre Marylise Lebranchu, et d'EELV, comme Karima Delli ou Christophe Najdovski.

Le mouvement cite quatre "défis" à relever : le changement climatique, la lutte contre l'exclusion et les inégalités, le renouvellement de la démocratie et la défense du vivre ensemble.

Ce n'est pas le seul mouvement dans la naissance a été annoncée mercredi : sur France Inter, Benoît Hamon a annoncé le lancement, le 1er juillet, d'un "mouvement transpartisan".