Détournement de fonds publics : la justice confirme la relaxe de Jean-Noël Guérini

Le sénateur des Bouches-du-Rhône avait déjà été relaxé en décembre 2014, tout comme Jean-David Ciot, poursuivi à ses côtés. Mais le parquet avait fait appel de cette décision.

Le sénateur Jean-Noël Guérini, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 1er avril 2015.
Le sénateur Jean-Noël Guérini, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 1er avril 2015. (MAXPPP)
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La relaxe du sénateur Jean-Noël Guérini et du député socialiste Jean-David Ciot, tous deux poursuivis pour détournements de fonds publics et recel de détournement, a été confirmée en appel, mercredi 13 janvier. Six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité avaient été requis par l'avocat général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Les deux hommes avaient déjà été relaxés en décembre 2014. Mais le parquet avait fait appel. La justice soupçonnait Jean-David Ciot d'avoir bénéficié en mai 2011 d'un licenciement de complaisance de son poste de conseiller technique à la présidence du département, moyennant 65 000 euros d'indemnités et de chômage, pour lui permettre de se présenter aux législatives de 2012. "Le licenciement de Jean-David Ciot n'est pas une faveur que je lui aie consentie", a affirmé Jean-Noël Guérini, ex-président du conseil général des Bouches-du Rhône.

D'autres affaires Guérini

Ce dossier était le seul pour lequel Jean-Noël Guérini, qui a démissionné du PS en avril 2014 avant de fonder un mouvement politique concurrent, La Force du 13, avait été renvoyé en correctionnelle jusqu'à présent. Mais il était mineur au regard des autres affaires dans lesquelles le sénateur, toujours en exercice, est mis en examen. Il est notamment poursuivi pour trafic d'influence et association de malfaiteurs dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d'accointances avec les milieux mafieux.