Nicolas Sarkozy mis en examen : l'affaire Bygmalion résumée en neuf gifs animés

L'ancien chef de l'Etat a été mis en examen, mardi, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Le dernier épisode d'un feuilleton qui poursuit l'actuel patron des Républicains depuis deux ans.

 Nicolas Sarkozy devant le Conseil national des Républicains le 14 février 2016 in Paris.
Nicolas Sarkozy devant le Conseil national des Républicains le 14 février 2016 in Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

C'est le dernier rebondissement en date d'un feuilleton qui empoisonne la droite depuis maintenant deux ans. Nicolas Sarkozy, a été mis en examen, mardi 16 février, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012. Une affaire complexe, dont francetv info vous résume les grandes étapes en neuf gifs animés.

1En 2012, Sarkozy multiplie les meetings grandioses

Lorsque Nicolas Sarkozy se déclare candidat, en février 2012, il ne lui reste que trois mois pour combler son immense retard dans les sondages. Il choisit alors de mener une campagne tambour battant, avec pas moins de 44 meetings, dont certains grandioses, comme ceux de Villepinte (Seine-Saint-Denis), de la Concorde, ou du Trocadéro à Paris.

2Les dépenses de la campagne s'envolent

Ces grand-messes ont un coût. Les factures de l'entreprise d'événementiel chargée de les organiser – une filiale de l'agence Bygmalion – s'accumulent. L'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy constate alors que les comptes de campagne sont en train de déraper.

3Un système pour cacher ces dérapages est alors imaginé, mais Sarkozy n'y serait pour rien...

Les dépenses de campagne dérapent. Problème : légalement, un candidat à la présidentielle n'a pas le droit de dépenser plus de 22 millions d'euros. Certains cadres de l'UMP, de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, et de la société Bygmalion, s'accordent alors pour mettre au point un système de fausses factures pour faire supporter le surplus au parti, et non au candidat.

Lorsque l'affaire éclate dans la presse, deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy jure qu'il n'était pas au courant de ce petit arrangement, voire qu'il n'y a jamais eu de dépassement.

4... Jean-François Copé non plus

Le secrétaire général de l'UMP est alors en première ligne, sommé de s'expliquer. Jean-François Copé l'assure : lui non plus n'a été tenu au courant de rien. 

5Mais la presse fait de nouvelles révélations

Chaque jour ou presque apporte son lot de révélations. La position de Jean-François Copé, et celle de son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, apparaît de plus en plus fragilisée.

6Jérôme Lavrilleux, en larmes, passe aux aveux

Après de nouvelles révélations, le 26 mai 2014, Jérôme Lavrilleux — à la fois plus proche collaborateur de Jean-François Copé, et directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy — avoue sur BFMTV, la gorge nouée, qu'il y a eu un "dérapage" durant la campagne de 2012. Et reconnaît aussi la mise en place d'un système illicite. "Des factures présentées à l'UMP correspondaient à des dépenses faites pour la campagne", assure-t-il.

7Copé doit démissionner de l'UMP

Après les aveux de son bras-droit, Jean-François Copé ne peut faire autrement que démissionner de la tête de l'UMP. Mais l'intéressé persiste : il ne savait rien de cette affaire avant que la presse n'en parle.

8Et c'est Sarkozy qui revient aux affaires

Le départ de Jean-François Copé donne l'occasion à Nicolas Sarkozy de revenir sur le devant de la scène politique. L'ex-chef de l'Etat se fait élire, en décembre 2014, à la tête de son parti.

9Mais un an plus tard, il est mis en examen

Ironie du sort : Jean-François Copé, qui a payé un lourd tribut politique, n'a pas été mis en examen lors de son récent passage devant le juge d'instruction, bénéficiant du statut de témoin assisté. A la différence de son successeur, qui est désormais officiellement poursuivi pour financement illégal de campagne électorale.