L'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac a accordé, mardi 16 avril, un entretien à BFMTV. Il a annoncé qu'il abandonnait son siège de député du Lot-et-Garonne. "La faute morale ne me permet pas de rester député."

Les hommes politiques de droite comme de gauche ont réagi aux déclarations de leur ancien collègue. Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale, estime que l'ex-ministre a adopté "une bonne position qui respectait l'Assemblée nationale, les Français et la démocratie". "L'affaire politique Cahuzac est close" pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir. Député socialiste de Paris, Jean-Marie Le Guen pense, de même, qu'il faut maintenant tourner cette page : "Qu'il aille son chemin dans sa vie pour que les Français retrouvent un peu plus de sérénité." Quant à Thierry Mandon, député de la majorité, il prend acte de la décision du ministre démissionnaire "qui sauve le peu d'honneur qui lui reste [en ne revenant pas] à l'Assemblée".

Ce départ "est un sursaut de dignité", salue Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux. Quant GilbertCollard, député apparenté Front national, il déplore des "aveux organisés et méthodiquement pesés".

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale, le 6 avril 2013 à Paris.
Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale, le 6 avril 2013 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)