Affaire Richard Ferrand : que veut savoir la Justice ?

L'enquête portera sur la légalité des activités du ministre lorsqu'il était à la tête des mutuelles de Bretagne. Y a-t-il un mélange entre intérêts publics et intérêts privés ?

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Richard Ferrand va désormais devoir répondre aux questions des policiers et elles sont nombreuses. L'enquête préliminaire doit vérifier s'il existe des éléments susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteinte aux biens, de manquement au devoir de probité et aux règles spécifiques au code de la mutualité. Alors que reproche-t-on au ministre ? C'est d'abord l'opération immobilière conclue entre les Mutuelles de Bretagne et la société de sa compagne qui est visée. En 2010, alors qu'il est à la tête des Mutuelles, Richard Ferrand signe en son nom propre un compromis de vente pour un local à Brest. C'est la SCI de sa compagne qui en deviendra finalement propriétaire. Une opération rentable qui lui a permis d'acquérir un bien en fait financé et rénové par les Mutuelles de Bretagne.

Est-ce illégal ?

Autre point auquel les enquêteurs pourraient s'intéresser : l'emploi du fils de Richard Ferrand comme attaché parlementaire pendant 4 mois pour 1 200 euros par mois et qu'il n'a pas déclaré. Ou encore, l'obtention par ses proches de contrats auprès des Mutuelles. Alors est-ce illégal ? C'est ce que la Justice va devoir déterminer. Concernant le montage immobilier, Richard Ferrand a-t-il agi en conformité avec son mandat de directeur général des Mutuelles de Bretagne ? Pour l'association Anticor, qui a porté plainte, ces faits pourraient constituer un délit. Abus de confiance, autre délit ou classement sans suite ? C'est désormais à la Justice de le décider. Les enquêteurs vont procéder à des auditions : celles de Richard Ferrand, de sa compagne, de son ex-épouse, mais aussi des dirigeants des Mutuelles de Bretagne. À la recherche de preuves, leurs locaux pourraient également être perquisitionnés. 

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(CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)