L'affaire Le Roux est "une mauvaise nouvelle pour notre démocratie", selon le porte-parole de Benoît Hamon

Pour Alexis Bachelay, le porte-parole de Benoît Hamon, l'affaire Bruno Le Roux ternit l'image de la France et de ses réponsables publics.

Le porte-parole de Benoît Hamon Alexis Bachelay, à l\'Assemblée nationale, en mai 2016. 
Le porte-parole de Benoît Hamon Alexis Bachelay, à l'Assemblée nationale, en mai 2016.  (? VINCENT ISORE/IP3 / MAXPPP)
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Interrogé sur franceinfo, Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon, a réagi, mercredi 22 mars, après la démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, visé par une enquête préliminaire du parquet national financier. "C'est une mauvaise nouvelle pour notre démocratie, pour l'image de notre pays", regrette-t-il. Selon lui, cette affaire ternit l'image de la fonction publique et des responsables publics. 

Ce que peuvent se dire les gens, c'est que certaines pratiques étaient partagées par l'ensemble des élus. Je crains que ça nourrisse une défiance vis-à-vis des politiques.

Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon

à franceinfo

Bruno Le Roux a présenté mardi sa démission du poste de ministre de l'Intérieur après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices parlementaires. Cette affaire n'affecte "pas seulement les électeurs qui veulent voter Benoît Hamon, estime Alexis Bachelay, mais aussi l'ensemble des participants à une élection". Pour éviter une réaction épidermique des Français, "notre responsabilité est de dire que l'exemplarité est la règle et que quand quelqu'un s'en écarte, il est sorti. Sous le quinquennat de François Hollande, il y a eu un saut vers la moralisation de la vie publique, comme jamais sous la Ve République."

"La démission de Bruno Le Roux était indispensable pour continuer à être audible, assure Alexis Bachelay. Vous ne pouvez pas l'être sur des propositions de transparence, de moralisation de la vie publique, de changement des institutions."

À droite, les enquêtes se poursuivent au sujet de François Fillon. D'après Alexis Bachelay, c'est ce "qui explique la réaction extrêmement rapide du chef de l'État et du Premier ministre, qui ont immédiatement demandé à Bruno Le Roux d'en tirer des conséquences." Bruno Le Roux a été remplacé au ministère de l'Intérieur par Matthias Fekl, qui était jusqu'ici secrétaire d'Etat au Commerce extérieur.